Remise Bourse du jeune chercheur Florent Charot

Florent Charot, entouré de Françoise Lenfant, Directrice de Recherche à l'I2MC, et de Luc Ardourel, Délégué National de la CASDEN, lors de la remise de la bourse.

Vous êtes un jeune chirurgien thoracique et vasculaire, et vous avez décidé de devenir chercheur, en préparant un master à l’Institut des maladies métaboliques et cardiovasculaires à Toulouse. Ce n’est pas un parcours commun, qu’est-ce qui vous a conduit à la recherche ?

J’ai la chance dans mon cursus de pouvoir intégrer le monde de la recherche à travers l’Inserm, véritable passerelle entre la recherche fondamentale et l’application clinique pour les malades. Au cours de mon parcours, j’ai été amené à m’occuper des patients, de leurs pathologies et du retentissement de celles-ci sur leur vie quotidienne. Je peux apporter mon expérience clinique, tout en découvrant les contraintes et efforts que demande la recherche fondamentale. Et personnellement, cette année restera très enrichissante au niveau personnel, tant scientifique qu’humain.

Pouvez-vous nous présenter en quelques mots votre travail sur l’ischémie, qui a été récompensé par la Bourse CASDEN du jeune chercheur en 2012 ?

Mon projet dans l’unité 9 du Pr Arnal du laboratoire Inserm I2MC consiste à étudier l’action des oestrogènes sur la protection ischémique. L’ischémie représente un défaut de perfusion sanguine des tissus, occasionnant des complications potentiellement graves. Les oestrogènes ont montré des actions protectrices et ce à plusieurs niveaux (cérébral, cardiaque,…). Malheureusement et comme l’actualité récente nous le rappelle, ces hormones induisent des effets systémiques délétères (thrombose, risque carcinologique). Nous travaillons sur de nouvelles molécules pouvant faire bénéficier les patients des effets protecteurs des oestrogènes sans induire les effets délétères.

Où en sont vos recherches aujourd’hui ?

Dans le cadre de ces nouvelles molécules, nous travaillons sur l’Estétrol, hormone essentiellement produite pendant la grossesse humaine par le foie du fœtus mâle et femelle. Fabriqué de manière synthétique, nous sommes en train d’évaluer son éventuel effet protecteur dans un protocole d’ischémie et de cicatrisation cutanée dans un modèle murin. Les protocoles sont en cours et j’admets qu’il est encore trop tôt pour en tirer des conclusions.

A l’avenir, allez-vous opérer à nouveau ?

Oui et dès le mois de novembre 2013. Je continue mon cursus initial de chirurgien. Je serai d’abord chef de clinique en chirurgie Thoracique au CHU Larrey à Toulouse, dans le service des Prs Brouchet et Dahan, puis en chirurgie Vasculaire dans le service des Prs Bossavy et Chauffour.

Quel serait votre rêve de chercheur et de chirurgien  ?

Continuer à travailler main dans la main, recherche et clinique. Chacun apporte sa pierre à l’édifice. Avec un but commun : soigner.