Échaudé par la spectaculaire fuite des sujets de mathématiques du bac scientifique 2011, le ministre de l’Education nationale a mis en place un plan anti-fraude d’envergure pour éviter que l’édition 2013 du baccalauréat ne soit entachée par un nouveau scandale.

Un projet de décret présenté mi-mai au CSE renforce notamment les punitions infligées en cas de triche. Il prévoit par exemple l’inscription de la sanction dans le livret scolaire, et la possibilité de poursuivre un élève tricheur même après la délivrance du diplôme si la fraude est découverte ultérieurement.

Des détecteurs de téléphones portables capables, selon le ministère, de « détec­ter un télé­phone allumé, que ce soit un Smartphone ou un vieux Nokia » sont également installés cette année dans toutes les académies. Mais tous les centres d’examen n’en sont pas dotés, précise le ministère. Beaucoup d’enseignants ne se font donc pas d’illusion sur leur efficacité, estimant l’effet dissuasif insuffisant pour décourager les tricheurs.