10.000 aides administratives pour les directeurs d’école

Le ministère de l'Education nationale a promis hier mardi le recrutement de 10.000 aides administratives, pour venir en aide aux directeurs d'école.

Les syndicats du premier degré ont été reçus hier au ministère de l’Education nationale. Le ministère a notamment annoncé le recrutement de 10.000 personnes pour renforcer « l’assistance administrative et éducative » en soutien des directeurs d’école. Les postes d’aides administratives avaient été largement supprimés par le précédent gouvernement, passant de 20.900 en 2010 à 5.500 à la fin 2012.

Directeur d’école, une fonction « stressante »

Ces nouveaux postes seront affectés à l’aide aux fonctions administratives, mais aussi à l’accueil des parents et des enfants, à la surveillance des élèves, et participeront aux activités éducatives sous la responsabilité pédagogique des enseignants, détaille le ministère.

Selon une enquête du SE-Unsa menée il y a un an, le principal grief des directeurs d’école était l’ampleur de leurs tâches administratives : ils étaient 94% à trouver « assez lourd » ou « très lourd » le traitement des demandes et enquêtes de l’administration, et 92% jugeaient difficile d’avoir à la fois la charge d’une classe et de la direction. En conséquence, 97 % des directeurs d’école trouvaient leur fonction « stressante ».

Négociations sur les missions des directeurs d’école

L’été dernier, le Snuipp-FSU (principal syndicat du primaire) avait déjà réclamé à Vincent Peillon des « mesures d’urgence pour l’aide administrative« , suite au non-renouvellement de 14.700 contrats aidés dans l’Education nationale. Le SE-Unsa avait à nouveau interpellé Vincent Peillon au début du mois de juin pour demander l’ouverture de négociations, et n’avait pas exclu d’appeler à la grève à la rentrée.

Les négociations désormais ouvertes avec le ministère devraient également porter sur la redéfinition des missions des directeurs, la rémunération, le régime des décharges, la formation initiale et continue, ou encore la valorisation des parcours de carrière, a annoncé Christian Chevalier, secrétaire général du SE-Unsa.

1 commentaire sur "10.000 aides administratives pour les directeurs d’école"

  1. Spartacus  19 juin 2013 à 14 h 05 min

    A l’heure où doivent s’ouvrir les discussions pour les directeurs d’école, je fais un petit bilan personnel:
    – Je suis directeur : qui suis-je ?
    La multitude de nos tâches, de nos missions, de nos responsabilités, le flou entretenu par le décret de 89, la parole de notre hiérarchie « vous devez assurer la bonne marche de votre école »…
    tout cela me laisse dans un flou artistique au goût passablement amer.

    – Quels moyens ai-je pour faire ce que je dois au service de l’école, des enseignants, des élèves et de leur réussite ?
    *le temps : je ne l’ai pas !
    J’ai un quart de décharge (c’est-à-dire jusqu’à 200 élèves et plus). Donc la personne qui me décharge et qui pourrait faire la même chose dans 3 autres écoles, équivaudrait à 1 poste plein pour plus de 800 élèves ! Demandez au collège quel principal accepterait cela ? Demandez au collège quel professeurs accepterait de ne pas avoir d’administration pour gérer l’établissement ? (environ une personne pour 50 élèves au collège)
    Demandez au collège si tous les postes en plus (et nécessaires comme ils le seraient chez nous), les CPE, les surveillants, les principaux adjoints, les gestionnaires, des documentalistes, les heures supp de techno, les infirmières, les assistants sociaux, les secrétaires…. pourraient ne pas être ?
    Dans le primaire, ils ne sont pas !
    *les moyens financiers: aucun.
    Nous pouvons, sous la tutelle d’un personnel municipal, faire des commandes sur un budget que nous devons vérifier mais dont nous ne sommes pas gestionnaire. Officiellement, si je veux acheter un timbre, je ne peux pas. Et je ne confonds pas avec la coopérative, qui n’est pas obligatoire et dont ce n’est pas la distination. Là encore, une brève comparaison avec le collège est tout de suite sidérante.

    Je ne vais pas m’amuser à développer tous les points qui montrent que pour l’instant la comparaison avec le secondaire rend le primaire comme la dernière roue du parent pauvre de l’Education.

    Alors oui, à la priorité au primaire !
    Oui à une définition claire de notre métier !
    Oui aux moyens, particulièrement en temps !

    Il est inadmissible de comparer les moyens pour gérer les écoles primaires et ceux pour les collèges.
    Si ceux pour les collèges sont indispensables (et personne ne le nie), ceux pour les écoles le sont aussi (et là, nous sommes les seuls à les réclamer).

    Que notre ministre, M. Peillon, soit fier de l’ouverture, enfin de ce dossier des directeurs.
    Que notre ministre, M. Peillon, soit ambitieux pour l’école primaire, pour sa bonne marche, pour la réussite de ses élèves.
    Que notre ministre, M. Peillon, soit celui qui, au courant précisement du dossier, du dysfonctionnement de nos moyens et du flou dans la définition de notre métier, fasse enfin la mise au point nécessaire.

    Le changement c’est maintenant !
    Priorité au primaire !Signaler un abus

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