Jean-Paul Delahaye (DGESCO) : « Le baccalauréat ne souffre pas d’immobilisme »

Le ministère de l'Education nationale a récapitulé ce mercredi les nouveautés du baccalauréat 2013 en termes d'épreuves, d'évaluation et de sécurisation.

Jean-Paul Delahaye DGESCO conférence baccalauréat 2013Cette année, 664.709 candidats sont inscrits pour passer le baccalauréat. Le DGESCO Jean-Paul Delahaye a fait le point ce mercredi matin sur les spécificités de cette session 2013.

« Le baccalauréat ne souffre pas dans notre pays d’immobilisme », affirme Jean-Paul Delahaye, qui met en avant de nouvelles épreuves et de nouvelles modalités d’évaluation. Il évoque par exemple les épreuves sur dossier dans le cadre des nouveaux enseignements de spécialité en séries générales « droit et grands enjeux du monde contemporain » en série L, et « informatique et sciences du numérique » en série S.

Quel est le vrai coût du bac ?

Le DGESCO n’a pas souhaité commenter pour l’instant l’étude du SNPDEN qui chiffre le coût réel du bac à 1,5 milliard d’euros. Jean-Paul Delahaye renvoie aux chiffres du dossier de presse du ministère, qui estime la dépense à 83,60 euros par candidat, pour un total d’environ 55 millions d’euros.

Nouvelles épreuves de langues à l’oral

Les épreuves sur dossier permettent pour lui de « mieux préparer les élèves à la poursuite d’études », avec une démarche de recherche et une soutenance devant un jury, qui mettent en oeuvre « des compétences attendues dans l’enseignement supérieur« . C’est aussi un moyen de valoriser le travail effectué tout au long de l’année, « l’investissement quotidien des élèves ».

Autre évolution, les nouvelles épreuves de langues introduisent une évaluation à l’oral en cours d’année dans toutes les séries générales (hors L) et la plupart des séries technologiques. Cette modification « nécessaire et attendue » doit venir compenser la faiblesse des élèves français à l’oral dans les langues étrangères, soulignée par de nombreuses études.

La généralisation d’une deuxième langue vivante dans toutes les séries technologiques, qui doit s’achever en 2017, s’inscrit dans la même logique.

Détecteurs de portables dans toutes les académies

Depuis la fuite très médiatisée d’un sujet du bac S en 2011, le ministère a accru les mesures de prévention de la fraude. Ce travail se poursuit cette année avec une « information préalable à tous les candidats« , la « surveillance de certains sites Internet » et des sanctions plus sévères de la part des commissions académiques. Des détecteurs de téléphones portables seront par ailleurs installés dans toutes les académies (contre cinq en 2012) et circuleront de manière aléatoire.

Malgré ces mesures de prévention, des sujets du baccalauréat 2013 ont déjà fuité sur Internet.
Consulter le dossier de presse du ministère sur le baccalauréat 2013 :

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