38 % des enseignants du 1er degré jugent que leurs débuts ne se sont pas passés de manière satisfaisante, 10 % de plus qu’en 2010, selon une enquête du Snuipp-FSU publiée lundi.

71 % insatisfaits par leur formation

36 % estiment en effet qu’il manquaient de connaissances sur la réalité d’une classe, 31 % de connaissances pédagogiques et 30 % de connaissances sur la charge de travail. Ils sont d’ailleurs 71 % à juger la formation des enseignants non-satisfaisante.

Le temps de préparation, principal problème quotidien

Globalement, 29 % ne se disent pas satisfaits du métier par rapport ce qu’ils imaginaient, indique l’enquête, soit encore 10 % de plus qu’en 2010. Les plus grandes différences entre l’image qu’ils s’en faisaient et la réalité concernent les implications dans la vie privée pour 64 % et la charge de travail demandée pour 59 %. En effet, l’enquête précise également que le temps que prend le travail de préparation est vécu pour 69 % des répondants comme le principal problème rencontré dans leur pratique professionnelle quotidienne, suivi par l’échec persistant de certains élèves.

A l’inverse, les relations avec les élèves et leur réussite sont les deux principaux facteurs de satisfaction quotidiens cités par les enseignants (à 61 % chacun).

18 % envisagent de changer de métier sous 15 ans

De manière générale, plus de 9 enseignants sur 10 ont le sentiment d’exercer un métier plutôt dévalorisé aux yeux de la société, un chiffre en hausse de 3 % par rapport à 2010. Et seuls 34 % des répondants envisage de faire le même métier dans 15 ans. 17 % se voient formateur, 16 % enseignant spécialisé, 8 % directeur d’école, 3 % prof de collège ou lycée et 18 % souhaitent complètement changer de métier.

L’enquête a été menée du 25 avril au 21 mai 2013, auprès de de 1 544 professeurs des écoles ayant cinq ans ou moins d’ancienneté.