Des syndicats enseignants dénoncent l’impact négatif pour les professeurs de plusieurs mesures évoquées dans le cadre de la réforme des retraites, à quelques jours de la remise du rapport de la commission Moreau sur le sujet.

La prise en compte des primes dans le calcul pointée du doigt

Si le calcul de la retraite sur les 10 dernières années au lieu des 6 derniers mois fait grincer des dents Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, pour qui les enseignants seront les fonctionnaires les plus « pénalisés » par cette mesure, c’est surtout la prise en compte des primes dans le calcul qui inquiète les syndicats. Particulièrement dans le 1er degré où les enseignants touchent très peu de primes.

Selon Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp-FSU, « le taux d’indemnité représente 21 % du salaire chez les fonctionnaires, contre 3 % seulement en moyenne pour les enseignants du 1er degré« .

La pénibilité du métier d’enseignant en question

Frédéric Sève, secrétaire général du SGEN-CFDT, dénonce également l’allongement de la durée d’activité, qui pose le problème de la pénibilité du métier d’enseignant. « On avait tendance à avoir un métier très concentré en pénibilité, explique-t-il. Dans une perspective d’allongement de carrière, ce modèle-là ne tient plus ».