Vincent Peillon s’est exprimé hier sur RTL au sujet de la réforme du lycée, menée depuis 2010 par Luc Chatel, et achevée cette année avec les classes de terminale.

Pour le ministre de l’Education nationale, la réforme menée par son prédécesseur n’a pas eu les résultats escomptés. En effet, un des objectifs de cette réforme était de rééquilibrer les filières, d’améliorer l’orientation et de lutter contre la prédominance de la série S, en particulier en revalorisant la série littéraire.

Vincent Peillon observe en effet que la terminale S reste « l’unique filière d’excellence » et que « même ceux qui ne se destinent pas à devenir scientifiques (…) passent par cette filière ». « La réforme qui a été conduite par mon prédécesseur, qui arrive à son terme cette année, n’a pas porté ses fruits pour rééquilibrer les filières et donc trouver quand même une diversité des excellences » juge-t-il ainsi.

Une réforme critiquée

La réforme du lycée avait été vivement critiquée par les associations d’enseignants au cours de sa mise en place, en particulier par l’association des professeurs de mathématiques de l’enseignement public (APMEP) qui avait estimé que cette réforme était à l’origine de « l’émergence d’un lycée à deux vitesses ».

Les syndicats enseignants avaient également fait part de leur inquiétude et de leur mécontentement. Thierry Cadart, du Sgen-CFDT, avait ainsi déclaré en 2011, qu’ »une révolution culturelle, comme la réforme du lycée, ne se fai[sait] pas d’un claquement de doigts, sans accompagnement. »

Vincent Peillon a tenu à souligner tout de même sur RTL qu’il y « avait aussi dans cette réforme certaines mesures ‘de bon sens' ».