Bivalence des enseignants de collège : Peillon n’a « pas de tabou »

Selon le Figaro, le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon ne s'oppose pas à l'instauration dès la formation initiale d'une bivalence ou même d'une polyvalence des enseignants de collège.

Selon le Figaro, le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon n’exclut pas de mettre en place, dès la formation initiale, une bivalence ou une polyvalence des enseignants de collège.

« Pas de tabou » sur la bivalence d’après Peillon

Le ministre indique en effet n’avoir « pas de tabou » à ce sujet. « On peut parler de tout à condition de considérer que les enseignants sont au cœur du système », a-t-il déclaré.

La monovalence des enseignants du second degré a été récemment remise en cause dans le rapport de la Cour des comptes sur la gestion des enseignants. L’institution estime notamment que cette monovalence entraîne une « multiplication du nombre d’enseignants » qui ne « favorise pas la continuité du socle commun du point de vue de l’élève ». Elle pointe également du doigt la lourdeur de l’organisation des concours de recrutement induite par les 375 sections disciplinaires.

En outre, elle souligne aussi que l’adéquation entre « les besoins de remplacement et les remplaçants disponibles » est rendue difficile par la multiplication des disciplines, et dénonce son « coût important ».

Des alternatives « limitées »

« Aujourd’hui, la possibilité juridique d’enseigner volontairement deux disciplines fait défaut », déplore la Cour, sauf pour les professeurs de lycée professionnel dans les disciplines générales qui sont « statutairement bivalents ». Elle préconise de prendre en compte la polyvalence des enseignants « dès l’amont, dans les filières universitaires et de préparation des concours d’enseignants du second degré« .

Le ministre avait pourtant affirmé, en octobre dernier, ne pas retenir « l’idée de la bivalence ». « Il n’y a pas de changement de statut. Les profs ont été tellement attaqués, je ne veux pas blesser les identités disciplinaires qui méritent le respect », avait-il déclaré lors de la présentation de ses premiers arbitrages pour la refondation de l’école. L’instauration d’une polyvalence des enseignants est généralement mal vue par les professeurs du secondaire et notamment par le syndicat Snes-FSU très représenté dans le second degré.

Source(s) :
  • lefigaro.fr, AEF, lesechos.fr, ccomptes.fr

Partagez l'article

Partagez votre avis

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée .

Modération par la rédaction de VousNousIls. Conformément à la loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. Pour exercer ce droit adressez-vous à CASDEN Banque Populaire, VousNousIls.fr, 91 Cours des roches, Noisiel, 77424 Marne La Vallée Cedex 2.