Vincent Peillon se félicite de l’adoption du projet de loi pour la refondation de l’école par le Sénat, indique le ministère de l’Education nationale dans un communiqué. En effet, contrairement à l’Assemblée nationale, le parti socialiste n’est pas majoritaire au Sénat, et le gouvernement devait convaincre les autres groupes de gauche.

Pour ce faire, Vincent Peillon a dû prendre en compte certaines revendications. Le gouvernement a ainsi par exemple supprimé un de ses amendements, sous la pression du groupe communiste, concernant le rôle des régions dans la carte des formations professionnelles.

L’amendement initial prévoyait en effet, indique Le Monde,  que « la région arrête la carte régionale des formations professionnelles initiales », et « décide des ouvertures et fermetures de formations (dans les lycées professionnels notamment), à partir d’une ‘convention signée’avec le rectorat' ».

L’amendement ayant été retiré, ce ne sera donc plus à la région de déterminer si elle doit ouvrir ou fermer telle ou telle section en lycée professionnel, en fonction des besoins locaux. La décision sera prise au niveau national.

Le principe du collège unique réaffirmé

On notera par ailleurs, qu’en revanche, les sénateurs UMP n’ont pas été entendus quant à leurs revendications dénonçant la suppression de l’apprentissage pour les élèves de 14 ans et la ‘sanctuarisation’ du collège unique. Le dispositif de l’apprentissage précoce au collège sera donc bien supprimé et le principe du collège unique réaffirmé.

Le Sénat, en adoptant le projet de loi, a donné le feu vert, rappelle le ministère de l’Education nationale dans son communiqué, au recrutement des 60 000 postes d’enseignants, à la création des Espé, à la « priorité au primaire » avec entre autres « la mise en place du dispositif ‘plus de maîtres que de classes' », au « développement de l’accueil des enfants de moins de trois ans », à « la mise en place de conseils école – collège », à « l’enseignement obligatoire d’une langue vivante dès le CP. »

La mise en place d’un enseignement moral et civique, ainsi que le renforcement du numérique ont également été approuvés. Enfin, « le principe de l’affichage de la devise de la République, du drapeau tricolore et de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen dans toutes les écoles et les établissements scolaires » a été adopté par le Sénat.