L’ancienne ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse a formulé mercredi, lors d’une convention du think tank « Le labo des idées », des propositions pour une future « loi sur l’autonomie 2″, à « faire voter dans les trois premiers mois d’un quinquennat », car « après c’est trop tard ».

Renforcement de l’autonomie des universités

Ces propositions visent à « renforcer encore l’autonomie des universités« , contrairement au projet de loi ESR actuellement en débat, qui « n’a aucune ligne directrice » et « ne fait que des demi-choix », a-t-elle estimé. Les universités « doivent être pilotées par des conseils d’administration composés à 50 % de personnalités extérieures » nommées « sur proposition des directeurs de composantes », a préconisé la députée UMP des Yvelines.

De « l’orientation active » à « l’orientation sélective »

Elle a également plaidé pour la mise en oeuvre d’une « orientation sélective » dans toutes les filières de l’enseignement supérieur, préconisant de diriger les étudiants « en fonction des notes, du dossier et après un entretien de motivation » vers « la filière de formation leur donnant les meilleures chances de réussite ». Les recteurs devront « être garants que chacun trouve sa place ».

L’ancienne ministre souhaite également instaurer une « obligation d’enseigner pour les chercheurs, cinq ans après leur recrutement », estimant qu' »on ne peut plus être chercheur à temps plein ».