D’après une étude de l’INED (Institut National d’Etudes Démographiques) publiée le 21 mai et présentée par Le Figaro étudiant, un prof sur quatre a déjà fait cours en anglais à l’université.

77% des chercheurs jugent par ailleurs que l’anglais est « devenu d’usage si courant dans la recherche que le choix de la langue ne se pose plus », et 90% des colloques en sciences dures se font uniquement en anglais, sans songer à proposer une interprétation en français.

Enfin, moins de 40% des jeunes chercheurs estiment que « privilégier l’anglais dans les sciences, c’est soutenir la domination de la culture anglo-américaine », contre 67% des chercheurs plus âgés.

Bruno Sire, président de l’université Toulouse 1, déclare de son côté sans ambages au Monde, que « vouloir aujourd’hui nous empêcher de donner des cours en anglais serait une grave régression et une menace pour la place de la France dans la recherche internationale ». Et d’avouer : » j’ai pris des libertés avec cette loi [la loi Toubon] et je l’enfreins chaque jour car elle n’est pas adaptée au monde moderne. Au total, 8 % à 10 % de mes étudiants suivent des cursus tout en anglais ».

L’article 2 de la loi de Geneviève Fioraso, qui vient d’être voté, va en tout cas dans son sens.