Les sénateurs ont commencé hier l’examen du projet de loi sur la refondation de l’école de Vincent Peillon en séance publique. Lors de l’ouverture des débats, le ministre de l’Education nationale a appelé à se « rassembler » autour du texte, estimant que « l’école appartient à tout le monde ». Il a indiqué attendre « beaucoup de ce débat ».

« Rien n’est défini » pour le groupe CRC

Le projet de loi avait déjà été adopté à l’Assemblée nationale grâce aux votes du PS, des radicaux de gauche et des écologistes. Le Front de gauche s’était abstenu, l’UMP et l’UDI avaient voté contre.

Au Sénat, le PS n’ayant pas la majorité, le résultat dépendra notamment des votes du groupe Communiste, républicain et citoyen (CRC). Sa présidente Eliane Assassi a indiqué que « pour l’heure, rien n’est défini ». La sénatrice Brigitte Gonthier-Maurin a précisé que le groupe défendra entre autres une scolarité obligatoire plus longue, de 3 à 18 ans contre 6 à 16 actuellement.

L’UMP et l’UDI-UC critiques

Le sénateur UMP Jean-Claude Carle a quant à lui annoncé qu’il était « très probable que le groupe UMP vote contre l’ensemble du projet de loi« . « Nous verrons si nos amendements seront retenus dans les débats », a-t-il déclaré. Les sénateurs du groupe en présenteront 128, dont l’instauration de « la scolarisation obligatoire dès 5 ans », l’intégration de « la grande section de maternelle à l’école primaire » et le resserrement des liens des Espé avec les universités.

Les sénatrices Catherine Morin-Desailly et Françoise Férat, du groupe UDI-UC, ont quant à elle jugé le texte  » incantatoire et verbeux ». Elles lui reprochent en particulier de ne pas comporter « un mot sur la lutte contre l’illettrisme« , et de « négliger » le sport, « traité dans les annexes ».

Les débats pourront durer, si nécessaire, jusqu’au 24 mai.