abstract black number background © jameschipper - Fotolia.com

abstract black number background © jameschipper - Fotolia.com

Crampes, sueurs, maux de tête, nausées : ne cherchez plus, vous faites des maths !
Enfin, pour ceux qui n’ont pas la bosse, bien sûr…

Une très sérieuse enquête menée par Rose Vukovic, professeure en enseignement à l’Université de New York, révèle en effet que la peur des maths s’installe pour certains dès le plus jeune âge.

Cette peur les paralyse, et nuit considérablement à leur performance en la matière. Comme le note Rose Vukovic, citée par le site canadien RIRE, « Les enfants ont souvent intériorisé la crainte des mathématiques. Plusieurs d’entre eux entrent en classe en déclarant qu’ils ne sont pas bons en mathématiques, et ce, même avant d’être entré dans une salle de classe. »

Une vraie maladie

La crainte « intériorisée » conduit à des troubles physiques. Rose Vukovic cite dans son enquête « des maux de tête, des maux d’estomac, des battements cardiaques rapides », et l’on pouvait lire dans un article de L’Express, s’appuyant cette fois sur une étude de deux chercheurs de l’Université de Chicago, que la peur des maths pouvait déclencher des maux de tête épouvantables.

Quand la peur devient trop envahissante, l’élève va même développer une véritable phobie, répertoriée comme telle et à laquelle on a donné un nom :  l’arithmophobie.

Pour les deux chercheurs de l’Université de Chicago, « l’anxiété liée aux maths devrait être traitée comme n’importe quelle autre phobie ». Reste à savoir si cela sera suffisant pour devenir bon en maths…

53 % des collégiens français stressés

La France en tout cas est championne dans le stress lié aux maths ! Dans un article du Monde de mars dernier, on pouvait lire que l’OCDE avait « montré que les maths jouent un rôle central dans le mal-être des élèves français. 53 % des jeunes de 15 ans se déclarent ‘tendus quand ils doivent faire leurs devoirs de maths’, contre 7 % des Finlandais, 28 % des Italiens et 30 % des Allemands ».

En cause également, la sacro-sainte sélection par les maths, toujours en vigueur en France, même pour ceux qui se destinent à des carrières littéraires…

Une image austère et rébarbative de matière difficile et sélective colle en conséquence aux maths.  Résultat : « les adultes cultivés sont absolument, résolument, étrangers aux mathématiques, même les plus simples » déplore Yves Chevallard, professeur émérite de l’université d’Aix-Marseille.

Mais attention, l’amour des maths existe bel et bien ! Il n’est que d’entendre par exemple les propos de Will.i.am, dans une interview accordée à Metro, à l’occasion de sa venue à Paris en avril dernier : « Moi, à neuf ans, j’étais ami avec mes profs. J’adorais les maths, la physique, même si la musique reste mon premier amour. J’ai décidé de retourner à la fac en septembre pour étudier la physique quantique ».