Les députés ont rejeté hier, lors de l’examen en commission du projet de loi ESR, un amendement permettant aux universités de « décider librement d’un tarif spécifique » pour les étudiants étrangers « hors Union européenne » pouvant aller jusqu’à « 20 fois le tarif fixé pour les étudiants français ». Cet amendement était défendu par plusieurs députés UMP.

Selon eux, « à l’heure où la question du financement de l’enseignement supérieur se pose avec une grande acuité, il n’y a aucune raison que les contribuables français payent les études des étudiants étrangers. D’autant que dans la plupart des pays étrangers, les frais universitaires sont très élevés », ont-ils estimé.

Le rapporteur du texte de loi, Vincent Feltesse, a jugé que l’amendement était contraire à « la logique d’accueil des étudiants étrangers ».

Le projet de loi sur l’enseignement supérieur et la recherche a été adopté ce matin par la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale, après 17h de débats et 712 amendements examinés sur 760.