Coliseum, Rome - Italy © fazon - Fotolia.com

Coliseum, Rome - Italy © fazon - Fotolia.com

« Sauver les Lettres » dénonce dans un communiqué l’arrêté du gouvernement publié le 19 avril dernier (voir annexe, section Lettres), visant à fondre en un seul CAPES, les CAPES de lettres modernes et de lettres classiques.

Pour le collectif en effet, le fait de créer deux options « lettres classiques » et « lettres modernes » risque de porter un coup aux langues anciennes. « Avec la dilution du CAPES de lettres classiques, l’existence même de postes de professeurs de lettres classiques est en effet menacée », car « l’arrêté précise que les deux options (moderne et classique) de ce nouveau CAPES de lettres feront l’objet de deux classements distincts », « sans indiquer s’il existera un nombre de postes correspondant aux deux filières, comme c’est le cas actuellement ».

Des options sacrifiées

Dans un contexte de réduction constante de la Dotation Horaire Globale (DHG), qui « finance en priorité les enseignements obligatoires, et les options (langues vivantes ‘3’, arts, latin et grec) seulement en fonction du reste de la dotation », il est évident que le latin et le grec ne seront pas prioritaires.

Pire, l’option grec ancien risque tout bonnement de disparaître : si l’option « latin pour lettres modernes » existe bien au concours, ce qui peut encore un peu le préserver, il n’en est pas de même pour le grec.

Autre danger : aucun nombre précis de postes en lettres classiques n’étant publié avec ce CAPES unique, puisqu’il y aura des postes de « professeurs de lettres » sans distinction aucune, quels étudiants choisiront, malgré leur appétence pour la discipline, de s’engager dans la voie d’un concours sans la garantie d’un poste à la clef ?