« L’école primaire française est la plus pauvre de l’OCDE, nous donnons davantage aux professeurs du secondaire qu’aux professeurs du primaire, qui ont toujours été les maltraités », a déploré ce lundi le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon sur BFMtv. Il a réaffirmé son intention de rééquilibrer les rémunérations entre 1er et 2nd degrés de l’enseignement.

Priorité aux professeurs du primaire

Le ministre s’est félicité d’avoir fait accepter aux syndicats « que le peu d’argent dont nous disposons, dans la période très difficile que nous vivons » devait être donné « en priorité aux professeurs du primaire« . S’il a confirmé qu’une « indemnité » pour les enseignants du 1er degré était actuellement « en discussion », Vincent Peillon a indiqué que son montant ne pourra probablement pas atteindre celui de l’ISOE touchée par les professeurs du secondaire, s’élevant à 900 euros annuels. « Dans la situation des finances publiques qui est la nôtre aujourd’hui, cela n’est sans doute pas possible », a déclaré le ministre.

Un amendement pour favoriser l’apprentissage des langues régionales

Le ministre s’est également exprimé sur la place des langues régionales à l’école, au moment où des voix s’élèvent pour réclamer la ratification de la Charte euro­péenne des langues régio­nales et mino­ri­taires, un enga­ge­ment pris par François Hollande durant la campagne présidentielle.

Peillon a affirmé être « favorable » à l’enseignement des langues régionales à l’école, soulignant que leur apprentissage précoce « favorise l’apprentissage du français« . Le ministre a annoncé qu’il allait « augmenter le nombre de postes au concours », puisque depuis quelques années, « beaucoup plus d’élèves [..] pratiquent les langues régionales ». Il a également signalé qu’il « y aura un amendement au Sénat la semaine prochaine […] qui favorisera l’enseignement des langues et des cultures régionales« .