Il y a « beaucoup d’inquiétudes » sur le « chantier majeur » du projet de refondation de l’école que représente la création des Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation (Espé), a reconnu le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon ce mardi, au cours d’une rencontre avec la presse. Selon le ministre, sur « la trentaine d’Espé », « on peut imaginer qu’une dizaine sera problématique », notamment sur la manière de « faire travailler ensemble les UFR, les personnels des IUFM, les professeurs de terrain ».

Des problèmes pour faire travailler certains universitaires entre eux

Les « problèmes rencontrés pour certaines Espé sont ceux d’universitaires qui avaient déjà du mal à travailler entre eux », a précisé Vincent Peillon, citant notamment Brest et Rouen, et évoquant certaines universités de Bordeaux où le problème est toutefois « en passe d’être réglé ». Le ministre a « peur de reproduire les mêmes erreurs que ses prédécesseurs » sur les dispositifs de formation des enseignants, mais s’est voulu rassurant. « Tout ne sera pas parfait la première année mais le dossier avance bien », a-t-il affirmé.

Des étapes dans la phase d’accréditation

Le ministre a également évoqué « des étapes intermédiaires » dans le processus d’accréditation des Espé, qui doit débuter prochainement et s’achever fin mai. Certains projets seront en effet renvoyés à leurs équipes afin d’être « revu ou amélioré », a indiqué Vincent Peillon.

En outre, le ministre veut « convaincre les universités d’investir » pour les Espé. « La MESR [Geneviève Fioraso] a d’ailleurs été claire sur ce point et a demandé aux universités d’investir », a-t-il rappelé.