« Dans quelques semaines, en fonc­tion de l’avancée des tra­vaux légis­la­tifs », la généralisation du titre de séjour pluriannuel sera mise en place, a indiqué hier le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, au cours d’un débat sans vote sur l’immigration étudiante et professionnelle au Sénat.

Passage d’une « logique de suspicion » à une « logique d’intégration »

Cette mesure permettra aux étudiants étrangers poursuivant des études en France d’éviter la pénible procédure de renouvellement annuelle de leur titre de séjour en préfecture, vécue comme un cauchemar par la plupart d’entre eux.

En outre, « le titre de séjour plu­ri­an­nuel nous per­met­tra […] de pas­ser d’une logique de sus­pi­cion à une logique d’intégration », a affirmé Manuel Valls.

Refonte du contrat d’accueil et d’intégration en France

Le ministre a également annoncé une « réforme d’ampleur » du contrat d’accueil et d’intégration (CAI), afin de « mieux accueillir ceux qui ont voca­tion à res­ter en France ».

Ce contrat, signé à leur arrivée en France par les étrangers disposant d’un titre de séjour d’au moins un an, détaille notamment la liste des formations obligatoires auxquelles ce dernier s’engage à assister (cours de français, formation civique…). Il prévoit également l’établissement du bilan de compétences du signataire.

Pour Manuel Valls, ce contrat « mérite d’être revi­sité ». En effet, déplore le ministre, « pour 75% de ses signa­taires, il se limite à quelques heures de for­ma­tion sur le Vivre en France et à un bilan de com­pé­tences. Ce n’est pas à la hau­teur ».