Etudiants étrangers : en accueillir plus mais faire payer les études plus cher à certains (CGE)

Le président de la Conférence des grandes écoles a proposé d'accueillir en France 50 000 étudiants étrangers supplémentaires par an et de faire payer à 80 % d'entre eux 125 % du coût actuel des études.

Dans une tribune publiée lundi dans Libération, le président de la Conférence des grandes écoles (CGE), Pierre Tapie, propose de former 50 000 étudiants étrangers supplémentaires par an en France et de financer la mesure en faisant payer à 80 % d’entre eux 125 % du prix des études (soit environ 13 500 euros), les autres bénéficiant d’une « bourse d’étude gratuite ».

« Un excellent rapport qualité-prix »

Les étudiants étrangers sont « une chance pour la France », affirme Pierre Tapie qui estime que la formation des « futures élites mondiales est devenu un enjeu stratégique pour l’influence, intellectuelle, économique, linguistique d’un pays ». La CGE réfléchit donc depuis des années à « une organisation efficace qui puisse répondre à la mission d’éducation et de rayonnement de la France sans en faire payer le coût aux contribuables », indique-t-il.

Former plus d’étudiants étrangers et « faire payer à 80 % de ces nouveaux étudiants 13 500 euros, c’est revendiquer un excellent rapport qualité-prix sur le plan mondial, au moment où le débat sur le juste prix des études commence à faire rage aux Etats-unis« , souligne Pierre Tapie.

Des retombées « multidimensionnelles » pour la France

En effet, d’après lui, ce dispositif aura « des retombées multidimensionnelles », sur « le rayonnement de la France, de son économie et de sa culture », sur « la visibilité internationale du dispositif d’enseignement supérieur français » et sur « l’économie ».

Mais pour mener à bien ce défi, il « existe des conditions nécessaires et indispensables », affirme Pierre Tapie. D’abord faire de la maîtrise du français « une condition pour l’obtention du diplôme« , ensuite « que l’on accepte de reconnaître la réalité des coûts de revient des formations et les facturer en fonction de ceux-ci », et enfin que « notre environnement législatif et réglementaire présente la robustesse et la stabilité qui garantissent sur la durée les conditions d’accueil des étudiants et les règles de leur insertion professionnelle dans notre pays », rappelle le président de la CGE.

La question de l’immigration étudiante fait actuellement l’objet de débats à l’Assemblée et au Sénat.

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