Dans On n’demande qu’à en rire, l’émission qui vous a révélé au grand public, vous receviez très souvent de bonnes notes ! En réalité, quel genre d’élève étiez-vous ?

Tout à fait normal, ni très bon ni très mauvais, ni turbulent ni très sage. Plus les années passaient et plus je cherchais à faire marrer mes profs et voisins de classe. J’ai de très bons souvenirs de toute ma scolarité et de mes années de fac.

Je ne cherchais pas à être le meilleur. En revanche, dans On n’demande qu’à en rire, c’était une autre affaire, là oui, je mettais plus de coeur à l’ouvrage que pour passer le bac…

A l’issue de mes études de droit, j’ai réalisé que le monde juridique n’était pas fait pour moi, ni moi pour lui d’ailleurs. Je faisais du théâtre en amateur à Trappes avec Papy, c’est lui qui m’a convaincu de me lancer et que tout se passerait bien. Il ne s’est pas trompé.

Dans votre one-man Chose promise, vous incarnez Patrice Valenton, enseignant d’économie. Pour quelles raisons avez-vous choisi de vous mettre dans la peau d’un prof ?

Il fallait un personnage qui ne soit pas comédien. Mais aussi un personnage qui n’ait pas peur de prendre la parole en public. Un prof répondait à ces critères. Et puis j’aime bien le ton professoral, il y a une force comique dans ce type de personnage.

Vous dites dans le spectacle que les enseignants et les humoristes font un peu le même métier. Pourquoi ?

En fait, je ne pense pas ça. Prof et humoriste sont deux métiers très différents. Mais je fais dire ça à mon personnage pour provoquer le rire justement. Il y a un côté pathétique d’entendre ce type dire à une salle de 1 000 personnes que les professeurs sont de grands comiques. Ce n’est pas crédible une seule seconde…

Avez-vous une anecdote à propos d’un professeur qui vous aurait particulièrement marqué, dans le bon ou le mauvais sens ?

Une prof en CE2 (j’avais 8 ans) qui m’a privé de récréation deux jours d’affilée car j’avais oublié un point à la fin d’une phrase dans une dictée. Ca m’avait traumatisé, après ça, elle me faisait peur et j’allais à l’école en pleurant tous les jours.

23 ans après, j’ai gagné un festival d’humour à Rocquencourt, cette prof était dans la salle. J’ai fait un discours en recevant mon prix et je me suis vengé. Devant 400 personnes, je lui ai ressorti cette histoire, j’ai pu lui dire que ça m’avait traumatisé et que si j’étais devenu humoriste ce n’était sûrement pas grâce à elle !

Chose promise rencontre un vrai succès auprès du public. Quels sont vos projets pour la suite ?

J’ai pour unique projet d’être heureux dans la vie. Qu’importent les moyens, que ce soit en tant que comédien, homme, mari ou père. Peu importe. Mais être heureux.