D’après le Snes-FSU, l’ensemble des contractuels admissibles aux concours réservés de l’Education nationale devront se présenter à l’épreuve orale, et leurs conditions d’éligibilité seront vérifiées « ultérieurement ».

« Colère » des contractuels admissibles mais non éligibles

Mercredi, le syndicat SE-Unsa avait dénoncé « le désarroi » et « la colère » de nombreux non-titulaires admissibles aux concours réservés, contactés par le rectorat pour leur apprendre qu’ils ne remplissaient pas les conditions d’éligibilité. « C’est après la publication des résultats de l’admissibilité que s’effectue la vérification administrative de leur éligibilité, avait expliqué le syndicat. Ainsi une proportion non négligeable de candidats – jusqu’à 85 % des lauréats dans certaines disciplines – constate qu’ils ont passé vainement des épreuves puisqu’il leur sera impossible de se présenter à l’admission« .

L’éligibilité vérifiée après la convocation aux oraux

Vendredi, le Snes-FSU affirmait au contraire que le ministère de l’Education nationale lui avait assuré que « l’ensemble des agents non-titulaires admissibles aux concours réservés devaient se présenter aux épreuves orales et que les conditions d’éligibilité seraient vérifiées ultérieurement ». Il dénonçait en outre « la lecture restrictive des textes, fruit d’une interprétation académique que font de nombreux rectorats » et estimait que la décision de l’éligibilité des contractuels « doit relever du ministère ».

Le Sgen-CFDT, quant à lui, pointait du doigt « le risque d’une situation ubuesque ». « Que va dire [le ministère] aux candidats qui se rendront inutilement aux épreuves ? Que va-t-il dire aux lauréats qui se révéleront inéligibles à un concours qu’ils auront réussi ? » interrogeait-il notamment.