Congrès scientifique des enfants : les doctorants présentent leur travail en cours avec les classes

S'il a lieu le 31 mai, le Congrès scientifique des enfants de Toulouse fait l'objet, durant plusieurs mois, d'un important travail en classe. Un binôme de doctorants encadrant des élèves de CM1-CM2 répond à nos questions.

Claudie Haigneré

Claudie Haigneré

Le Congrès scien­ti­fique des enfants, qui s’adresse aux classes de CM1 et CM2 tou­lou­saines, a pour thème cette année « Femmes et Hommes dans l’Espace ». Le Congrès en lui-même se déroule le 31 mai, mais depuis jan­vier, 6 classes de cinq écoles planchent déjà sur le sujet, accom­pa­gnées par six binômes de doc­to­rants des univ­er­si­tés toulousaines. La qua­trième édition du Congrès scien­ti­fique des enfants aura lieu le 31 mai pro­chain à Toulouse. Unique en son genre, cet événé­ment est à l’intiative de la Cité de l’Espace, de l’inspection aca­dé­mique et du PRES Toulouse.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots, et expliquer pourquoi vous avez eu envie de travailler sur le Congrès scientifique des enfants ?

Je m’appelle Lucie Sourzat, j’ai 25 ans et je suis doctorante contractuelle chargée d’enseignements à l’Université de Droit de Toulouse « UT1 Capitole ». J’effectue une thèse en droit public sur l’aléa en droit public des contrats sous la direction de Monsieur Le Professeur Lucien Rapp et je suis membre du laboratoire de recherche « IDETCOM ». Mon sujet de thèse me permet d’étudier précisément la structure et l’évolution des contrats publics et des contrats privés. A côté de mon travail de recherche, j’assure des travaux dirigés en droit auprès des étudiants. Le métier d’enseignant à l’université est véritablement passionnant. Grâce à la pratique, mais aussi grâce aux formations du P.R.E.S, j’en apprends tous les jours un peu plus sur la pédagogie universitaire. J’ai souhaité travailler sur le Congrès scientifique des enfants afin de découvrir un nouvel aspect de la pédagogie. En effet la transmission du savoir auprès des jeunes enfants ne s’improvise pas. Il s’agit d’un métier bien spécifique présentant certes des similitudes avec l’enseignement universitaire mais aussi de nombreuses différences. Le Congrès scientifique des enfants me permet ainsi de m’initier à de nouvelles méthodes pédagogiques avec un public très différent de celui de l’Université. C’est une expérience véritablement enrichissante car la spontanéité et la curiosité des enfants sont très stimulantes.

Entretien avec Nicolas, le binôme de Lucie

Nicolas Roussel, qui travaille en binôme avec Lucie, a répondu aux questions. Lire son entretien.

Vous travaillez sur deux thèmes « les animaux précurseurs de l’espace » et « la vie à bord pour une femme astronaute » avec les élèves de CM1-CM2 de l’école élémentaire d’application Ricardie3. Comment s’est passé le choix des thèmes, et comment le fait de travailler pour le Congrès a-t-il été accueilli par les enfants?

Le choix des thèmes s’est fait en concertation avec le professeur des écoles. La classe de CM1-CM2 avait déjà abordé la thématique de l’espace. Ils avaient d’ailleurs déjà étudié en partie la question des animaux dans l’espace, c’est pourquoi nous avons souhaité poursuivre les recherches sur ce sujet dans la continuité de leurs premiers travaux. En outre cela nous semblait constituer une bonne base avant d’aborder plus spécialement les Hommes dans l’espace. Quant à la thématique « la vie à bord pour une femme astronaute », toujours en concertation avec leur professeur, nous trouvions la question de la « femme dans l’espace » particulièrement pertinente. En effet l’univers du spatial aborde peu la place de la femme dans ce monde très masculin, et c’est pourquoi il nous paraissait intéressant de mettre en lumière cette problématique. En outre la présence de l’astronaute française Claudie Haigneré le jour du Congrès nous paraissait être une occasion idéale pour aborder la question de la femme dans l’espace. Je me suis d’ailleurs énormément inspirée de son ouvrage autobiographique « Une française dans l’espace » pour la préparation des ateliers en classe avec les élèves. Quant aux élèves, le fait de travailler pour le Congrès a été accueilli avec beaucoup d’enthousiasme. Ils ont manifesté non seulement un grand intérêt pour la thématique « hommes et femmes dans l’espace », mais aussi une grande curiosité à l’égard du concept même de congrès. La culture scientifique des enfants est surprenante. Ils s’intéressent à tout et prennent un réel plaisir à faire des recherches.

Comment s’organise votre travail avec les élèves et avec leur professeur : quand venez-vous en classe, sur quels documents vous appuyez-vous pour qu’ils puissent réaliser leur communication et leur poster, quelles sont les personnes-ressources qui vous aident ?

Nous sommes un binôme de doctorants, Nicolas et moi-même, et nous intervenons sous le contrôle de l’institutrice. Nous nous rendons en classe une fois par semaine après avoir préparé nos interventions. Notre travail est et doit être organisé. Tout d’abord le professeur a élaboré quatre groupes d’élèves. Sur ces quatre groupes, deux groupes travaillent sur la thématique des animaux précurseurs de l’Homme dans l’espace et les deux autres groupes travaillent sur la thématique de la femme dans l’espace. Nicolas, mon binôme, encadre les deux groupes qui travaillent sur les animaux dans l’espace. Et moi-même, j’encadre les deux groupes travaillant sur le thème de la femme dans l’espace. Nicolas et moi-même préparons de notre côté des questions et des documents à partir desquels les enfants vont travailler en classe. Pour ma part je lis de nombreux ouvrages et articles, je sélectionne les passages intéressants que je propose ensuite aux enfants pour lecture et analyse. A partir de là, ils tentent de répondre aux questions. Ainsi on avance « pas à pas », ces techniques les initiant progressivement à la recherche documentaire.

Où en sont les travaux aujourd’hui ?

A ce jour, nous avons fait deux séances de recherche documentaire très actives. Nicolas et moi-même avons synthétisé les travaux des élèves. Nous allons désormais débuter avec les élèves la phase d’élaboration des posters et des supports power-point pour les interventions orales à partir des synthèses. Les enfants ne maitrisent pas forcément encore très bien les logiciels informatiques comme power-point. Il va donc falloir les initier à ce nouveau support informatique. Mais il va aussi falloir surtout les aider à organiser leurs recherches et leurs idées. Méthodologie et organisation seront de rigueur. Je suis certaine que le résultat du travail des enfants sera d’une grande qualité, fruit de leur investissement sans faille.

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