Le syndicat des professeurs de sport sollicité dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires

Jean-Paul Krumbholz, secrétaire général du Syndicat National des Activités Physiques et Sportives nous présente son syndicat. Le SNAPS jouera un rôle important dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires.

Jean-Paul Krumbholz, secrétaire général du SNAPS, est également conseiller technique et pédagogique supérieur domaine du sport (corps du ministère chargé des sports correspondant au corps des agrégés de l’éducation nationale), spécialiste de handball.

Qu’est-ce que le SNAPS et depuis quand existe-t-il ?

Le SNAPS est le Syndicat National des Activités Physiques et Sportives affilié à l’UNSA/Education (1ère fédération du MSJEPVA).

C’est le syndicat le plus important (nombre de syndiqués et corps représentés) du MSJEPVA – ministère des sports, de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative – grâce à une représentation très majoritaire des personnels techniques et pédagogiques sport (environ 60% des effectifs totaux du ministère). Ces personnels comprennent les conseillers techniques sportifs exerçant des missions auprès des fédérations sportives; les formateurs en établissement du MSJEPVA (CREPS, INSEP, ENVSN – école nationale de voile et des sports nautiques – et ENSM – école nationale des sports de montagne -); les conseillers d’animation sportive exerçant au sein des DRJSCS et DDCS ou DDCSPP.

Le SNAPS a été créé en 1969 sous le nom de « Groupement National des Cadres Techniques de la Jeunesse et des Sports » (GNCTJS) et a pris son nom de SNAPS en 1989 après avoir absorbé les divers syndicats des personnels techniques et pédagogiques sport du ministère de la jeunesse et des sports.

Quelles sont ses actions et projets phares ?

Il défend, depuis la création dans les années 60 des « cadres techniques sportifs » exerçant des missions auprès des fédérations sportives,  le développement des pratiques sportives « extrascolaires » éducatives, en particulier dans les clubs sportifs affiliés aux différentes fédérations sportives. Il défend aussi le partenariat institutionnel (aujourd’hui défini par le code du sport) entre l’Etat et les fédérations sportives. Il veille à l’unité des différentes formes de pratiques des activités physiques et sportives : pratiques scolaires (EPS) et pratiques au sein du monde fédéral. Enfin, il agit pour le maintien, au sein du ministère chargé des sports, de missions de terrain pédagogiques, notamment en soutenant le mouvement sportif et la formation des éducateurs et entraîneurs sportifs (ces professions sont réglementées et exigent la détention de diplômes précis).

Avez-vous un lien avec le ministère de l’Education nationale ou de l’Enseignement supérieur ?

Oui. Tout d’abord historiquement, car jusqu’en 1985, seul le corps des professeurs d’EPS officiait aussi bien au sein du MEN que du MJS (le corps de « professeur de sport » spécifique au MJS a été créé en 1985 par mimétisme avec le corps des professeurs d’EPS). Les professeurs d’EPS étaient d’ailleurs gérés jusqu’en 1982 par le MJS exclusivement et non le MEN. Depuis 1985, ils le sont par le seul MEN.

Par ailleurs, des liens étroits existent aujourd’hui entre les trois ministères (MEN, MESR et MSJEPVA), notamment dans la gestion des structures spécifiques dédiées aux athlètes de haut-niveau confirmés ou en devenir (logique de la double carrière des athlètes de haut-niveau) et la formation commune (STAPS) des professeurs d’EPS et de sport.

Allez-vous être sollicité dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires pour que les enfants puissent faire du sport dans le temps périscolaire ?

Oui, c’est déjà le cas et devrait se prolonger par le biais de notre fédération l’UNSA/Education, qui représente la totalité des personnels (tous corps et fonctions confondus) du MEN et du MSJEPVA. Et par celui de notre ministère (MSJEPVA) qui devrait jouer un rôle important dans la mise en place des activités périscolaires.

Notre objectif, dans ce dossier, est de poursuivre et d’amplifier le développement des activités « périscolaires », créant ainsi une passerelle entre l’EPS (temps scolaire) et l’activité sportive en club (temps extrascolaire). Nous souhaitons d’ailleurs que soit créé un label « éducatif » pour les clubs qui participent à l’éducation des mineurs.

Les municipalités, qui auront un rôle majeur dans la réforme des rythmes scolaires, classent le sport comme première activité périscolaire à mettre en place, en partenariat avec les clubs sportifs et les fédérations auxquelles ils sont affiliés.

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