Lors d’une convention thématique organisée ce mardi, la Droite forte, courant de l’UMP, présentera ses propositions pour « libérer l’école » et établir « un vrai service public de l’Education ». Elle préconise notamment de doubler le nombre d ‘heures de français en primaire.

Une action en deux temps

Dans un communiqué, la Droite forte déplore que l’école ne soit « plus ni un lieu d’espérance, ni un moteur de promotion sociale ». « Jamais la demande vers le secteur privé n’a été aussi forte », souligne-t-elle.

Elle propose donc un plan d’action en deux étapes. Dans un premier temps, « celui de l’urgence », la Droite forte préconise « de doubler les heures de Français à l’Ecole primaire, de mettre en place des classes de remise à niveau entre le primaire et le collège« , « de mettre fin au moule du collège unique et d’introduire 50% de personnalités issues de l’entreprise et de la société civile dans les conseils d’administration des établissements ».

Liberté de choix des parents et autonomie des établissements scolaires

Dans un second temps, « celui de l’ambition que nous avons pour l’Ecole« , elle souhaite que les parents puissent choisir l’établissement de leur enfant, et plaide pour que la totalité des établissements devienne « autonome en 15 ans, dont un tiers en 5 ans ». Elle préconise également une « libération de l’offre de l’éducation pour tous », avec « la hausse du quota de l’offre privée ». Le mouvement souhaite la mise en place d’un « référendum sur la liberté de choix des parents et l’autonomie des établissements« .

Pour Camille Bedin, secrétaire générale adjointe de l’UMP, en charge de l’éducation au sein de la Droite forte, « il s’agit de pré­pa­rer une méthode pour réfor­mer l’Education natio­nale« , car « le jour venu où l’UMP sera au gou­ver­ne­ment », il faut « qu’elle soit immé­dia­te­ment prête et sou­te­nue pour lan­cer les réformes ».

« La révolution de l’école : à bas les privilèges, vive la méritocratie ! », affirme la Droite forte dans son communiqué.