Vincent Peillon a constaté mardi, lors d’une visite dans un lycée agricole de Seine-et-Marne, « que la tendance ces dernières années » dans l’Education nationale « a été de séparer les filières professionnelles, générales, technologiques » et a estimé « qu’il faut au contraire les réunir ».

La question de la réforme du lycée pas abordée « avant juin »

Selon le ministre, l’Education nationale « sépare trop les jeunes en fonction de l’orientation, des projets éducatifs… au lieu de les réunir ». « Dans l’enseignement agricole, on fait l’inverse, on se réunit », a-t-il souligné. S’il n’a « aucune volonté de mise en concurrence avec l’Education nationale« , le ministre espère toutefois « s’imprégner des pratiques que l’enseignement agricole a su mettre en œuvre » avec l' »ambition de voir essaimer les bonnes pratiques afin de résoudre des problèmes ».

Le ministre n’envisage toutefois pas dans l’immédiat de mettre en place un tronc commun d’enseignement plus important entre les différentes filières, puisque la question de la réforme du lycée ne sera probablement pas abordée « avant juin ». « Cette réforme du lycée est devant nous mais elle n’est pas pour tout de suite. Dotons-nous d’abord des instruments pour la réussir », a expliqué Vincent Peillon.

Mixer les enseignements entre Education nationale et Agriculture

Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, qui accompagnait Vincent Peillon dans sa visite, a jugé intéressant de pouvoir « mixer les enseignements » avec l’Education nationale, « tout en gardant chacun notre identité ». « Il faut faire sauter des barrières et construire des passerelles pour les élèves, afin qu’ils se projettent dans des carrières nouvelles », a-t-il affirmé.