Invité de l’émission « Question d’info » sur LCP, le ministre de l’Education nationale a déclaré être « atterré par l’abaissement du débat public » indique Le Monde aujourd’hui.

Pour Vincent Peillon « un instant chasse l’autre, nous n’avons plus de mémoire, le temps est haché, l’émotion est utilisée comme instrument politique« . Des débats secondaires prennent le dessus, et déplore le ministre, les questions de fond telles que « les réformes de structure très profondes que [le gouvernement] est en train de mener en termes de compétitivité, de marché du travail, d’enseignement » ne sont pas mises en avant comme elles le devraient.

Il estime que c’est aux ministres de « rendre plus compréhensibles les réformes structurelles, remettre dans la vie politique de la raison et du temps long, expliquer que les efforts [demandés] aux Français vont déboucher sur quelque chose ».