Projets de loi : refondation de l’école adoptée, et démarrage de l’examen du projet ESR

Alors que le projet de loi sur la refondation de l'école vient d'être adopté à l'Assemblée nationale, l'examen de celui sur l'Enseignement supérieur et la Recherche démarre aujourd'hui en Conseil des ministres.

Le projet de loi sur la refondation de l’école a été voté hier à l’Assemblée nationale. Vincent Peillon a déclaré à cette occasion que désormais l' »école de la République se remet en mouvement ». Pour le ministre de l’Education nationale, cette loi constitue « un premier pas dans la bonne direction après combien dans la mauvaise direction et combien d’immobilisme ».

Le projet de loi a été, sans surprise, rejeté à l’unanimité par la droite. Frédéric Reiss, député UMP, a critiqué un texte « bavard », « brouillé par le très controversé décret [paru en janvier dernier] sur les rythmes scolaires » et qui « ressemble plus à un lifting idéologique qu’à une véritable refondation de l’école ».

Le projet de loi comprend la création de 60 000 postes d’ici la fin du quinquennat dans l’Education nationale, la création des Espé dès septembre prochain, la scolarisation des moins de trois ans, la mise en place d’un enseignement moral et civique, d’une langue vivante dès le CP, la création d’un Conseil supérieur des programmes. L’apprentissage dès l’âge de 14 ans est par ailleurs supprimé.

Après l’école, l’ESR

Alors que les débats sur le projet de loi de refondation sur l’école viennent de s’achever à l’Assemblée nationale, c’est le projet de loi sur l’enseignement supérieur et la recherche qui commence aujourd’hui à être examiné, en Conseil des ministres.

La réforme ESR prévoit de donner plus de lisibilité aux diplômes, en réduisant leur nombre : il en existe environ 8000 actuellement. La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche souhaite les diviser par dix.

La réforme prévoit également, mesure très contestée, la création d’une trentaine de grands ensembles, des « communautés d’universités et d’établissements », et la fin des structures prévues dans la loi LRU de 2007 (Idex, labex, etc). Un vice-président chargé du numérique sera par ailleurs intégré à chaque université. Le rapprochement des universités avec les classes préparatoires est également prévu, ainsi que la suppression de l’AERES. Enfin, la licence devrait être davantage pluridisciplinaire, afin de permettre aux étudiants d’avoir plus de possibilités de réorientation.

Source(s) :
  • AFP, Nouvel Obs, Le Parisien, Le Monde, VousNousIls

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