Dans un article du Figaro étudiant, on peut lire que l’académie des Belles Lettres, entre autres, s’alarme de la volonté de Geneviève Fioraso de revenir, dans son projet de loi, sur la loi Toubon. La loi Toubon oblige les établissements d’enseignement supérieur à utiliser exclusivement le français dans les cours dispensés et dans les thèses.

Or, la ministre de l’Enseignement supérieur souhaite, dans la nouvelle loi en préparation, permettre à ces établissements précisément de proposer des cursus tout en anglais. Il est vrai que certains le font déjà, même si c’est officiellement illégal.

L’objectif est d’attirer davantage d’étudiants étrangers, ce que salue la Conférence des Présidents d’Université. Son président, Jean-Loup Salzmann, affirme ainsi que « dans un laboratoire français de médecine, plus de la moitié des gens ne parlent qu’anglais ! Nos évaluations de recherche se passent en anglais, nos projets européens se font en anglais […]. C’est devenu la langue internationale, quoi qu’en pensent les esprits chagrins ».