Refondation de l’école : l’opposition chahute Peillon et réclame sa démission

Les députés UMP ont fustigé hier en séance les propos tenus par Vincent Peillon lors des débats sur le projet de loi pour la refondation de l'école. Certains ont appelé à la démission du ministre de l'Education nationale.

L’examen du projet de loi pour la refondation de l’école, commencé ce lundi, s’est poursuivi hier à l’Assemblée nationale. L’opposition y a vivement attaqué la politique de Vincent Peillon et certains députés ont réclamé sa démission.

« Déception » de l’UMP sur le projet de loi

La députée UMP Dominique Nachury, a déploré que le projet de loi du ministre de l’Education nationale ne mentionne « rien sur le statut des enseignants et leurs obligations de service ; rien non plus sur le nécessaire retour aux fondamentaux pour lutter contre l’échec scolaire« . Elle a également évoqué « un très large rejet de l’application de [la réforme des rythmes scolaires] à la rentrée 2013″ dans le Rhône, dont elle est l’élue.

« Si vous cherchez l’intérêt des élèves de France, force est de constater que vous ne l’avez pas montré pendant dix ans », a répliqué Vincent Peillon, rappelant que « l’ensemble des groupes de cette assemblée[…] ont convenu qu’il fallait premièrement donner cette priorité au primaire, deuxièmement travailler sur la formation, troisièmement procéder à la modification des rythmes, quatrièmement revoir l’orientation ».

« Comme vous le voyez, il y a là, dans cet hémicycle un tableau qui y a été installé au moment où la République s’est instaurée et qui reproduit L’École d’Athènes. Mais peut-être l’ignorez-vous, a-t-il ironisé. Cela appelle à une certaine exigence intellectuelle dont vous n’avez pas fait preuve à l’instant ».

La démission de Peillon réclamée

Ces propos ont déclenché l’indignation de plusieurs députés UMP qui ont appelé à la démission du ministre de l’Education nationale, alors que Claude Bartolone, président de l’Assemblée, tentait de rétablir le calme.

Plus tard dans la séance, Vincent Peillon s’est de nouveau attiré les foudres de l’opposition en dressant le bilan de « dix ans de gouvernement de droite » : « 25 % de notre jeunesse se retrouve au chômage. Cinq ans sans aucune croissance, 600 milliards de déficit accumulés […] un million de chômeurs en plus, 150 000 jeunes sortant sans qualification du système, 80 000 postes détruits ».  « Vous avez une chance de rattraper dix ans de destruction », a-t-il conclu, sous les quolibets de députés UMP.

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