salle d'examen © Drivepix - Fotolia.com
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Dans une motion votée à l’unanimité le 5 mars dernier, les enseignants et enseignants-chercheurs de l’UFR de Langues et Cultures étrangères de l’Université de Picardie Jules Verne (Amiens), dénoncent la maquette du futur CAPES.

Cette maquette générique, pour eux, « acte la quasi-disparition de la partie disciplinaire de la formation des futurs enseignants ». L’ensemble des professeurs de l’UFR s’insurge contre le fait  qu' »un concours d’aptitude au métier de professeur de langue vivante […] ne prévoit qu’une épreuve sur quatre portant sur les compétences disciplinaires », cette épreuve « ne représentant qu’1/6e de la note d’admission ».

Ce nouveau concours enseignant devrait entrer en vigueur en 2014.

En attendant, cette maquette suscite l’ire des enseignants, et toutes les disciplines sont inquiètes. Peu après la publication de la maquette, en janvier, les historiens Christian Delacroix, François Dosse et Patrick Garcia par exemple dénonçaient, dans leur lettre ouverte à Vincent Peillon et à Geneviève Fioraso,  « le parti-pris fiévreux du « professionnel » d’abord » qui caractériserait les futurs CAPES  d’histoire-géographie.

Que penser en effet d’une si faible présence disciplinaire dans un concours d’enseignant du second degré ? Ira-t-on jusqu’à dire, comme la Société des Agrégés, que la réforme de la formation des enseignants et celle des concours conduiront à former « un ‘candidat professionnel« , non « un professeur » ?