George Pau-Langevin, ministre déléguée à la Réussite éducative, a jugé ce matin sur Radio-classique que la réforme des rythmes scolaires dans le primaire ne modifiait pas vraiment le temps de prise en charge des élèves par les communes.

« Pas beaucoup d’heures supplémentaires »

« Il n’y a pas une heure de classe en moins pour les enfants, donc les collectivités n’ont pas à les accueillir plus longtemps qu’auparavant », a affirmé la ministre déléguée. « Simplement […] au lieu de travailler tous les après-midi jusqu’à une certaine heure, ils vont avoir classe le mercredi matin. En réalité, l’Education nationale reprend à sa charge une matinée qui pour l’instant était occupée souvent par du périscolaire« , a-t-elle expliqué, reconnaissant qu' »il va y avoir des adaptations et des modifications à faire dans la répartition de la semaine ». « Mais je ne pense pas que l’on puisse dire qu’au total, les collectivités auront beaucoup d’heures supplémentaires« , a indiqué George Pau-Langevin.

La ministre déléguée a toutefois souligné que les collectivités « auront à modifier leur organisation, et surtout, » les communes qui n’avaient pas de périscolaire « seront obligées d’en proposer parce que les enfants seront libérés plus tôt ». La mise en place de la réforme des rythmes scolaires « révèle surtout les inégalités actuelles entre les enfants puisque dans certains endroits il y a une offre périscolaire qui est riche et bien fournie, dans d’autres endroits il y a peu de choses » a jugé George Pau-Langevin. Elle a estimé que le retour à la semaine de 4,5 jours était d’ailleurs « l’occasion pour les maires de se poser la question, de répondre aux attentes des parents et d’enrichir l’offre qu’ils font en matière de périscolaire ».

Les embauches à l’Education nationales préservées en 2014

Interrogée sur les 5 milliards d’économie demandés aux ministères par Matignon dans le cadre du budget 2014, George Pau-Langevin a indiqué que l’Education nationale aura « la possibilité de maintenir le cap en matière d’embauches », mais devra « participer à l’effort » sur ses dépenses de fonctionnement. « En cherchant bien, on trouvera le moyen de faire quelques économies » a-t-elle affirmé.


George Pau-Langevin : « [Education nationale… par publicsenat