46 % des enseignants néo-titulaires ont été affectés dans les académies de Créteil ou Versailles en 2012, selon le Guide pratique des mutations dans le 2nd degré 2013, publié il y a quelques mois par le ministère de l’Education nationale. Ce dernier explique que la « très forte concentration des premières affectations vers ces académies » est due au fait que « ces jeunes enseignants viennent prendre la place de nombreux titulaires qui les quittent en moyenne après quatre ans d’exercice ».

Il précise que « peu de néo-titulaires sont affectés dans les académies les plus attractives », même si 56 % « ont obtenu leur premier vœu en 2012 ».

L’association Aide aux profs souligne que le coût de la vie dans ces académies « est le plus élevé en France, en particulier pour le logement ». Elle déplore que les néo-titulaires soient ainsi « exposés dès leur entrée dans le métier à la précarité, alors que l’Education nationale a exigé d’eux un master professionnel ».