Selon Christian Forestier, co-animateur de la concertation sur la refondation de l’école lancée par Vincent Peillon et ancien co-président du comité de pilotage sur les rythmes scolaires de Luc Chatel, le raccourcissement des vacances d’été permettra de « revenir à un maximum de 5 heures de cours par jour » dans le primaire.

La semaine de 4,5 jours n’allège « pas suffisamment la journée scolaire »

Au cours d’un chat organisé hier sur lemonde.fr, Christian Forestier a souligné que « le retour à 4 jours et demi ne permet pas d’alléger suffisamment la journée scolaire » dans le primaire.

« Si on veut conserver le même nombre d’heures de cours annuelles, on est obligé de faire des journées d’au moins 5 heures et demi de cours », a-t-il indiqué. « Tant qu’on ne touchera pas aux vacances », le temps d’enseignement « va rester à 5 heures et demi » par jour. « D’où la nécessité de rajouter deux semaines de cours, ce qui permettrait de revenir à un maximum de 5 heures de cours par jour », a-t-il expliqué.

A un internaute l’interpellant sur le salaire des enseignants, calculé sur 10 mois et réparti sur 12, Christian Forestier a précisé que « le salaire des enseignants est versé 12 mois sur 12. Seules les heures supplémentaires années (HSA) sont payées sur 10 mois ».

Il a en outre affirmé que la réforme des rythmes scolaires n’impliquera pas de travail supplémentaire pour les enseignants. « Je vois un même nombre d’heures réparti différemment. Il s’agit d’ailleurs de revenir à la situation antérieure », a-t-il affirmé.

Un retour aux sujets académiques pour le bac ?

Interrogé sur la mise en place du zonage des vacances d’été, souhaité par Vincent Peillon, et son impact sur l’organisation des examens de fin d’année, Christian Forestier a rappelé que « juste en 1999, les sujets du bac étaient académiques ». « On pourrait très bien retrouver des sujets académiques ou interacadémiques qui permettraient le passage de l’épreuve à une ou deux semaines d’écart entre zones », a-t-il estimé.

A à un internaute lui reprochant de ne donner, lors des concertations, la parole qu’aux syndicats et non aux « vrais enseignants », Christian Forestier a répondu qu' »en démocratie il y a des partenaires sociaux légitimes », et que « c’est dans l’éducation [que] les syndicats recueillent le maximum de voix ».