Selon une enquête de « vic­ti­ma­tion et de cli­mat sco­laire » publiée hier, 20,8 % des personnels de l’enseignement secondaire affirment ressentir de l’appréhension au moment de prendre leur service. Cette appréhension est principalement liée à « la répétition des micro-violences et incivilités » (pour 32,4 %), aux relations avec les élèves (pour 28,4 %) et aux relations avec la direction (pour 15,4 %).

42,5 % des répondants insultés au moins une fois durant l’année

Ce sentiment est davantage ressenti par les personnels de lycée professionnel (29,3 % sont touchés contre 16,8 % des personnels de LEGT et 20,5 % des personnels de collège). Il est également plus fréquent chez les personnels des établissements placés en Zone urbaine sensible (28,4 % contre 19,1 % pour les autres établissements).

L’insulte est la forme de violence la plus répandue. 42,5 % des répondants ont en effet été injuriés au moins une fois dans le cadre de leur service depuis le début de l’année.

85 % des personnels se sentent en sécurité dans leur établissement

Toutefois, près de 85 % des répondants affirment se sentir en sécurité dans l’enceinte de leur établissement. Le sentiment d’insécurité est plus développé chez les personnels de lycées professionnels : 18,1 % ne se sentent pas en sécurité contre 7,7 % des personnels de LEGT et 11,1 % des personnels de collège. Dans les établissements placés en ZUS, 19,9 % des personnels affirment ne pas se sentir en sécurité, contre 8,9 % dans les autres établissements.

Lors d’un point d’étape sur les travaux de la délégation ministérielle chargée de la prévention et de la lutte contre la violence scolaire, Vincent Peillon a indiqué que des « pistes d’action » étaient envisagées : formation des enseignants, renforcement du travail en équipe et amélioration du maillage du « réseau d’alerte et d’accompagnement des victimes ».

L’enquête de victimation et climat scolaire a été réalisée auprès de 18 114 personnels des établissements du second degré (enseignants, PERDIR, personnels de service, administratifs, sociaux et de santé), du 24 janvier au 24 février 2013.