Le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon a relancé dimanche la polémique sur le raccourcissement des vacances d’été, indiquant sur BFMtv qu’il envisageait de porter leur durée à 6 semaines, contre 8 actuellement, avec une répartition sur 2 zones.

Une annonce qui a fait grincer des dents la plupart des syndicats enseignants. Selon le Snes-FSU, « les incon­vé­nients seront plus nom­breux que les avan­tages. Le pré­dé­ces­seur de Vincent Peillon avait déjà esquissé cette réforme et cela avait déjà été pesé », a indiqué la porte-parole du syndicat, Frédérique Rollet.

Du côté des fédérations de parents d’élèves, les réactions ont été contrastées. Pour Myriam Menez, secré­taire géné­rale de la fédé­ra­tion natio­nale de la PEEP, « c’est du bri­co­lage ». « Comme d’habitude, ça ne prend pas en compte la réa­lité, a-t-elle déploré. Qui va pas­ser le bac en pre­mier ? Certains le pas­se­ront donc quinze jours avant les autres ? »

Jean-Jacques Hazan, de la FCPE, a quant à lui souligné qu’il n’était pas « deman­deur de zonages », mais a affirmé « ne pas être mécon­tent. Le temps est venu de faire un autre calen­drier », a-t-il estimé.