Le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon a préconisé dimanche 24 février sur BFMTV des vacances d’été d’une durée de six semaines, réparties sur deux zones. Cette mesure ne s’appliquerait toutefois pas avant 2015.

« Les inconvénients seront plus nombreux que les avantages »

Le ministre souhaite étaler l’année scolaire sur 38 semaines (contre 36 ou 35 actuellement), en respectant une alternance de sept semaines de classe et deux semaines de vacances hors été. Tout comme la semaine de 4 jours qu’il trouvait trop lourde et trop chargée, le ministre trouve l’année scolaire trop concentrée.

L’annonce relance brutalement le débat sur les rythmes scolaires et n’est pas du goût des syndicats d’enseignants. « Sur la forme, une fois de plus, c’est dans un livre ou sur une télévision que la communauté éducative découvre des intentions qui la concernent », indique Frédérique Rolet, porte-parole du Snes-FSU (principal syndicat du second degré). « Sur le fond, les inconvénients seront plus nombreux que les avantages. Le prédécesseur de Vincent Peillon avait déjà esquissé cette réforme et cela avait déjà été pesé. »

L’opposition n’a pas tardé à critiquer la manoeuvre. Interrogé sur TF1 dimanche soir, François Fillon (UMP) a dénoncé « l’improvisation » du gouvernement sur « un sujet important » qui mériterait une concertation.

« Le temps est venu de faire un autre calendrier »

Du côté des fédérations de parents d’élèves, Myriam Menez, secrétaire générale de la fédération nationale de la PEEP a dénoncé dans Métro les conséquences sur l’organisation du baccalauréat : « C’est du bricolage, comme d’habitude, ça ne prend pas en compte la réalité. Qui va passer le bac en premier ? Certains le passeront donc quinze jours avant les autres ? »

Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE assure pour sa part « ne pas être mécontent. Le temps est venu de faire un autre calendrier ». Il n’est par contre pas « demandeur de zonages ».

Les professionnels du tourisme eux ne sont pas opposés à un zonage des vacances estivales.

Le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon est toutefois revenu plus tard sur ses propos concernant le raccourcissement et le zonage des vacance : « Cette question se pose, mais nous en sommes très loin », a-t-il affirmé sur i>TELE.