Revue de presse : vent de pessimisme sur l’école

Niveau scolaire en baisse, crise du recrutement des enseignants, bas salaires : la presse est pessimiste sur l'école. Tour d'horizon.

Dans une tribune publiée dans Le Monde hier, intitulée « Le niveau scolaire baisse, cette fois-ci c’est vrai ! », Antoine Prost, historien de l’éducation, estime que « tous les indicateurs sont au rouge ».

Il revient sur les chiffres de Pisa et de Pirls, indicateurs qui conduisent à voir qu’en France « la baisse se constate quelles que soient les compétences. A la même dictée, 46 % des élèves faisaient plus de 15 fautes en 2007, contre 21 % en 1997″. En calcul, ce n’est pas mieux : « le recul n’épargne que les enfants des cadres supérieurs et des professions intellectuelles, dont les enseignants. »

Le constat est sombre : Antoine Prost juge que « nous avons un vrai problème de pédagogie qui ne se résoudra pas en un jour », en conclusion de sa chronique.

Recrutement des profs : un casse-tête

L’école ne va pas bien du côté du résultat des élèves, mais également du côté du métier enseignant. On assiste à une véritable crise de la vocation, comme le souligne Le Figaro dans un article intitulé « Enseigner ne fait toujours pas rêver ».

Suite à la publication des premiers résultats des épreuves écrites d’admissibilité du Capes, le ministère de l’Education nationale reconnaît qu’il « sera difficile de satisfaire les besoins de recrutement ». Les disciplines les plus touchées sont l’anglais, les lettres classiques et modernes, les mathématiques et l’éducation musicale. Pour arriver à remplir les effectifs, les jurys reçoivent des « consignes d’indulgence ». Cependant, le concours n’est pas « bradé » et le niveau des épreuves reste élevé. L’équilibre est difficile à tenir.

On peut lire par ailleurs dans l’article que « l’attractivité du métier est aussi en question. Perçu comme stressant et difficile, il est par ailleurs assez peu payé pour un étudiant titulaire d’un bac + 5. »

Il est évident que le salaire est un élément de motivation, après de longues études et un concours sélectif. Dans son édito d’aujourd’hui, sur lepoint.fr, Franz-Olivier Giesbert rappelle que les « enseignants [français] sont payés 34 % de moins, en moyenne, que leur collègues d’outre-Rhin ». Décourageant ?

2 commentaires sur "Revue de presse : vent de pessimisme sur l’école"

  1. olivoile  22 février 2013 à 1 h 19 min

    Cela fait grosso modo une dizaine d’année que l’autorité des enseignants est de plus en plus contestée (par les élèves et par les parents, quand ce n’est pas par la hiérarchie elle-même)… La droite ne l’a pas fait; la gauche ne le fera pas… postures idéologiques dans les deux cas ! Il faut redonner une autorité légale aux enseignants afin d’obtenir le calme dans leur classe. Le calme permet les apprentissages; c’est tout !!! Olivier (enseignant en primaire… sur la touche)Signaler un abus

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  2. jacko51  22 février 2013 à 18 h 25 min

    L’autorité ne se décrète pas par une loi voir un décret. Elle s’acquiert par une attitude, un comportement, une manière d’exercer. Donc ce n’est pas un pouvoir quelconque qui peut l’imposer et encore heureux. Il serait temps que certains enseignants se rendent enfin compte qu’ils ne sont pas faits pour enseigner même si ils possèdent les meilleurs diplômes du monde. Un enseignant qui n’a pas d’autorité, ne sait pas gérer sa classe devrait vraiment songer à changer de voie.Signaler un abus

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