Les 70 articles du texte du projet de loi de Geneviève Fioraso ont été discutés âprement lundi et mardi par les organisations membres du CNESER. Or, « sur les centaines d’amendements proposés, peu font l’unanimité » note aujourd’hui EducPros.fr.

Syndicats et associations tirent le signal d’alarme. Pour le Snesup, « le projet de loi de Geneviève Fioraso ne s’inscrit pas dans une rupture avec ce qui a été fait auparavant », indique ainsi EducPros.fr.

Dans l’entretien qu’elle nous accorde aujourd’hui, Christine Noille, présidente de l’association SLU (Sauvons l’Université) , juge de son côté que ce projet de loi est tout bonnement une « LRU2« .

Elle alerte entre autres sur le fait que, si cette loi est votée, il « n’y aura plus de cadrage national des diplômes », et que les établissements seront regroupés « dans des communautés d’université », « uniques partenaires de l’Etat ». Globalement, ce projet est pour elle « foutraque et bricolé ».