Le livre de Vincent Peillon, Refondons l’école pour l’avenir de nos enfants, sort aujourd’hui. Dans ce livre, écrit écrit en « six jours », pendant les vacances de Noël, le ministre de l’Education nationale présente son projet de loi pour la refondation de l’école et critique les réformes menées par ses prédécesseurs de droite.

Une génération victime de « réformes destructrices »

« Les suppressions massives de postes (80 000 en cinq ans), la disparition de la formation des enseignants, l’assouplissement de la carte scolaire, la semaine de 4 jours n’ont malheureusement pas encore produit la plénitude de leurs effets négatifs », déplore en effet Vincent Peillon.

Le ministre souligne « la difficulté d’une action publique en profondeur » quand les conséquences sur les résultats « de la génération qui aura été victime de ces réformes destructrices » se font encore ressentir. Il estime qu’il faudra « plus de quinze ans » pour mesurer les effets de sa refondation.

Il reproche en outre à l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy « de ne pas avoir compris ce lien charnel et profond entre la République et son école et d’être allé chercher l’identité nationale de la France dans un rapport à l’immigration plutôt que dans un rapport à la connaissance ou à la liberté de conscience ».

Rythmes scolaires : l' »effort » des enseignants est « pris en compte »

Vincent Peillon tente également d’expliquer dans son ouvrage les réformes mises en place dans le cadre de la refondation, dont certaines, comme celle des rythmes scolaires, font polémique. Concernant cette dernière, le ministre rappelle notamment que « certains professeurs craignent d’y perdre. Or, ils ne travailleront pas […] davantage« . Il reconnaît toutefois que le retour du mercredi matin travaillé « représente un effort », qu’il indique avoir pris en compte.