Les enseignants en grève le 12 février sont « inquiets pour leur orga­ni­sa­tion de vie » (Peillon)

Le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon a indiqué dimanche que les enseignants en grève ce 12 février étaient "inquiets pour leur orga­ni­sa­tion de vie".

Selon le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon, les enseignants se mobilisant pour la grève du 12 février 2013 sont « inquiets pour leur orga­ni­sa­tion de vie ».

Une réforme « attendue depuis des années »

Avec les rythmes scolaires actuels, les conditions d’apprentissage imposées aux enfants sont « catastrophiques », a déploré le ministre de l’Education nationale sur Europe 1 dimanche. « Tous les adultes se sont arrangés sur le dos des enfants français. Après, ils se plaignent que le niveau baisse ! », a-t-il regretté, soulignant qu’il n’entreprenait pas cette réforme « pour les journalistes », mais « pour les enfants ». Selon lui, la refonte des rythmes est attendue « depuis des années ».

Interrogé sur la grève lancée le 12 février par des organisations réclamant la réécriture du décret et son report à la rentrée 2014, Vincent Peillon a rappelé que « l’unanimité des syndicats » n’avait pas appelé à la mobilisation. Et « il y a un mou­ve­ment parce qu’il y a des pro­fes­seurs qui sont inquiets pour leur orga­ni­sa­tion de vie », a-t-il avancé, affirmant toutefois n’avoir « jamais laissé entendre » que les enseignants étaient « corporatistes ». « Ce n’est pas ma culture », a-t-il affirmé.

Les profs ne travailleront pas « plus », mais « mieux »

Le ministre a également souligné que la réforme n’augmentait pas le temps de travail des enseignants : « nous raccourcissons les journées pour que le temps soit plus aéré pour les enfants, mais il le sera aussi pour les professeurs », a-t-il expliqué. « Il ne travailleront pas plus, mais eux aussi travailleront mieux ».

Enfin, le ministre de l’Education nationale a réaffirmé qu’il y avait « du temps » pour mettre en place la réforme des rythmes scolaires dans les écoles. « Que tout le monde se décontracte, a-t-il demandé. On a du temps pour réflechir aux nouveaux projets pour les enfants. […] Si on n’y arrive pas, on le fera l’année prochaine ».

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