Le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon a évoqué ce matin pour 2013 une année de « tâtonnement expérimental » dans la mise en place de la réforme des rythmes scolaires.

« Nous avons le temps »

Lors d’une intervention devant les 1 400 IEN du premier degré, les recteurs d’académie et les Dasen, le ministre s’est étonné de « cette angoisse, cette pressurisation » générées par l’application de la réforme. Elles ne sont « pas bonnes pour l’enfant, le professeur, les inspecteurs », a-t-il déploré. « Nous avons le temps, nous ne sommes pas obligés […] d’avoir bouclé les projets éducatifs pour le 6 mars », a-t-il rappelé. « Les maires croient qu’il faut à tout prix que tout soit bouclé » début mars, c’est « une indication qui est donnée pour organiser les transports scolaires« , a-t-il précisé.

Les IEN auront « beaucoup d’angoisses à lever »

Vincent Peillon a invité les inspecteurs à rassurer les maires et les enseignants. « Vous avez beaucoup d’angoisses à lever », a-t-il prévenu. Il faut dire aux uns et aux autres qu’on a le temps, le temps de s’améliorer. On fera des choses approximatives, on y reviendra ». Le ministre a reconnu que les informations « ne sont pas toujours bien passées » auprès des élus. Il a demandé à ses cadres d’accompagner les collectivités locales et les conseils d’école dans l’élaboration de leur projet et la mise en place de la réforme des rythmes scolaires. Il les a également encouragés à assister les professeurs, rappelant que « dans l’affectation des moyens, vous devez à chaque fois faire primer nos objectifs, la réussite de tous les élèves« . « Partout on vous attend », a-t-il affirmé souhaitant « que dans l’Éducation nationale pour cette refondation, nous retrouvions […] le compagnonnage ».

La réforme des rythmes scolaires se poursuivra au collège et lycée, a aussi indiqué le ministre, mais cela ne se fera pas avant 2015.