Enseignants du primaire : des « modalités spécifiques » pour rétablir l’attractivité du métier dans le 93 (FSU)

Deux syndicats enseignants ont réclamé hier des "modalités spécifiques" pour lutter contre la pénurie de professeurs des écoles en Seine-Saint-Denis et y rétablir l'attractivité du métier.

Le Snuipp-FSU et le SNPI-FSU ont réclamé hier des « modalités spécifiques » pour rétablir l’attractivité du métier de professeur des écoles en Seine-Saint-Denis et pallier le déficit d’enseignants et de remplaçants dans le département.

En effet, dans le 93, « actuellement 250 classes n’ont pas d’enseignants », selon Martine Caron, secrétaire générale du Snuipp-FSU de Seine-Saint-Denis, qui estime que « pour répondre à l’urgence, il faudrait créer 450 postes ». « Mais si l’on veut que le droit commun soit appliqué en Seine-Saint-Denis« , il faudrait créer entre « 1 500 et 2 650 postes », a-t-elle affirmé, notamment des postes RASED et des formateurs et conseillers pédagogiques.

Des conditions d’enseignement difficiles

Pour Catherine Chabaudie, secrétaire générale adjointe de la section académique du SNPI-FSU, les conditions d’enseignement en Seine-Saint-Denis sont notamment dégradées par le manque de structures médico-sociales dans le département. « Certains enfants dans les classes nécessiteraient des soins particuliers, mais ne les ont pas. Cela fatigue les enseignants », a-t-elle estimé. Et le manque de remplaçants aggrave encore la pénurie. « Lorsqu’un enseignant est absent et non remplacé, ses élèves sont dispersés dans d’autres classes. Ce qui fatigue alors l’enseignant qui en a la charge, le fragilise. Et il tombe à son tour malade », a-t-elle déploré, évoquant un « cercle vicieux ».

Des mesures pour rétablir l’attractivité du métier dans le département

Pour rétablir l’attractivité du métier de professeur des écoles en Seine-Saint-Denis, Martine Caron a évoqué une « compensation financière » pour les enseignants du département. En effet,  » l’État en Seine-Saint-Denis dépense moins qu’à Paris, puisque les enseignants ici sont plus jeunes. Mais ce n’est pas ce que nous réclamons en premier. Il faut faire en sorte que les enseignants se fixent là », a-t-elle indiqué. Actuellement, « sur 10 000 enseignants, 3 000 demandent chaque année à quitter la Seine-Saint-Denis ».

Pour stabiliser les équipes enseignantes dans le 93, Martine Caron a préconisé de mettre en place des « prérecrutements dès la licence » permettant « de financer les études de jeunes de Seine-Saint-Denis qui n’ont pas les moyens de faire des études longues, mais pourraient devenir d’excellents enseignants ». Et ces étudiants « n’auraient pas pour objectif de repartir en province », a-t-elle souligné.

Source(s) :
  • AEF

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