Le Snuipp-FSU a appelé, dans un communiqué publié dimanche, à une grève nationale des professeurs des écoles le 12 février pour réclamer le report de la réforme des rythmes scolaires à la rentrée 2014.

Révision du décret d’aménagement du temps scolaire

Si le syndicat rejette « la semaine de 4 jours de Xavier Darcos avec ses journées rallongée notamment par l’aide personnalisée et ses programmes alourdis », il ne veut pas non plus du « projet actuel de réforme des rythmes qui n’offre pas de garantie d’amélioration pour les élèves comme pour les enseignants ».

Le Snuipp dénonce notamment l’organisation du temps scolaire lié au retour de la semaine de 4,5 jours. La journée scolaire sera de « 5h 30 de classe en moyenne avec les APC au lieu des 6 heures actuelles », avec « un possible allongement de la pause méridienne à 2h 30 voire 2h 45 » qui aura des « conséquences sur l’amplitude du temps de présence des enseignants dans l’école » et sur « les conditions de travail déjà difficiles des directeurs d’école », déplore le syndicat. Il estime qu' »en tout état de cause, le décret d’aménagement du temps scolaire doit être complètement revu ».

Le sydicat regrette également que l’élaboration de la réforme se soit « faite dans le flou et les volte-face sans que les enseignants ne puissent s’approprier des évolutions jamais stabilisées ».

Report de la réforme à la rentrée 2014

« Face au bricolage actuel, le SNUipp-FSU estime qu’il faut reporter la réforme à 2014 », indique le syndicat, afin de « se donner le temps de penser une vraie réforme ».  « Si des écoles souhaitent modifier leur rythme en 2013, cela ne peut se construire qu’avec l’accord des conseils d’école« , précise-t-il.

Le SE-Unsa a fait savoir qu’il n’invitera pas à manifester le 12 février. Selon son secrétaire général Christian Chevalier, « il faut traiter les problèmes localement. Je ne suis pas sûr que la grève nationale aille dans le bons sens », a-t-il déclaré.

Sébastien Sihr, secrétaire général du Snuipp, a précisé que l’appel du syndicat n’avait « rien à voir » avec celui des fédé­ra­tions ensei­gnantes Ferc-CGT, Fnec FP FO, SUD Éduca­tion et CNT pour la même journée. Ces dernières avaient appelé les enseignants à une journée de grève nationale le 12 février pour réclamer « l’abandon du pro­jet de loi d’orientation pour l’école« .