Hervé Crès, dont la nomination à la tête de Sciences Po Paris avait été invalidée par Fioraso lors d’une première procédure de sélection, se porte à nouveau candidat à la direction.

« Rien à voir » avec les dysfonctionnements dans la gestion des enseignants

Dans une interview publiée hier par Le Figaro, Hervé Crès affirme n’avoir « jamais […] pensé tourner le dos à Sciences Po, surtout pas en ce moment ». « Il me semble que mon parcours académique et international, […]et mes compétences correspondent aux attentes, affirme le candidat. Pourquoi est-ce que je m’autocensurerai ? »

L’ancien bras droit de Richard Descoings affirme n’avoir « rien à voir avec les dysfonctionnements » dans la gestion des enseignants, pour lesquels Sciences Po Paris a été épinglé. « Comment pourrais-je être responsable de procédures mises en place avant mon arrivée? » interroge notamment Hervé Crès, qui indique que « l’administrateur provisoire, Jean Gaeremynck, a déclaré que [sa] candidature était recevable, au même titre que toutes les autres ».

Elu par les conseils de Sciences Po lors de la première procédure de sélection, fin octobre dernier, Hervé Crès avait vu sa nomination refusée par la ministre de l’Enseignement supérieur Geneviève Fioraso, après la publication d’un rapport très critique de la Cour des Comptes épinglant la gestion de l’établissement durant les années Descoings.

Seulement « 3 ou 4 candidatures sérieuses »

Une nouvelle procédure, plus transparente, a été ouverte en janvier pour sélectionnner le futur directeur de l’établissement. Selon l’un des postulants, « une ving­taine de can­di­dats » ont déposé un dossier, mais il n’y a que « 3 ou 4 can­di­da­tures sérieuses ».

Dominique Reynié, directeur général de la Fondation pour l’innovation politique, et David Colon, direc­teur du cam­pus de Paris du Collège uni­ver­si­taire de Sciences Po, ont officialisé leur candidature. En revanche, Pierre Mathiot, direc­teur de l’IEP de Lille et candidat à la première sélection, a fait savoir qu’il ne se représentera pas.