En images : manifestation de la fonction publique le 31 janvier à Paris

Plusieurs milliers de fonctionnaires, dont de nombreux enseignants, ont défilé ce jeudi 31 janvier sous la pluie pour défendre l'emploi et leur pouvoir d'achat.

Une grève de la fonction publique par les syndicats en 2013 à Paris

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Les fédérations CGT, FSU et Solidaires ont appelé ce jeudi 31 janvier les 5,2 millions de fonctionnaires français à faire grève et à manifester, pour la première fois depuis l’élection de François Hollande. Les reven­di­ca­tions prin­ci­pales des grévistes portaient sur l’arrêt des suppressions de postes, la suppression du jour de carence sur les arrêts maladie et le dégel du point d’indice, qui n’a pas évolué depuis 2010.

Une mobilisation plutôt faible

Pour l’ensemble de la fonction publique, les syn­di­cats annoncent 150.000 gré­vistes sur la France – à peine 6,2% de grévistes selon les ministères. Dans l’Education nationale, seuls 16,32% des professeurs des écoles et 6,9% des professeurs du secondaire étaient en grève, soit 11,24% des enseignants tous niveaux confondus, selon les derniers chiffres communiqués par le ministère.

A Paris, 12 à 15.000 per­sonnes auraient bravé la pluie pour manifester, selon les organisateurs. Le convoi parisien est parti de Port-Royal (XIVème arrondissement) pour finir rue du Bac (VIIème), où les manifestants se sont dispersés.

Les enseignants « à la confluence des problèmes éducatifs et de la fonction publique »

Pour Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, la fonction publique ne doit pas être ignorée car elle a son rôle à jouer dans la sortie de crise : « On ne fera pas les mutations nécessaires en termes d’emploi, d’industrie ou de transition écologique sans s’appuyer sur la formation, l’innovation, la recherche ou le service agro-alimentaire de la fonction publique. Elle doit donc être considérée comme un élément fondamental de notre pays, et nous attendons maintenant des réponses aux revendications que nous portons depuis longtemps : emploi, salaire, journée de carence ».

Chez les enseignants, qui sont « à la confluence des problèmes éducatifs et de la fonction publique, les motifs de mobilisation sont souvent doubles », rappelle Eric Sueur, responsable FSU pour l’Île-de-France. « Ils dénoncent notamment l’urgence, l’urgence, toujours présentée comme politique absolue par le gouvernement. La façon dont Peillon, comme Darcos avant lui, a présenté les rythmes scolaires comme une problématique cruciale n’est pas bien passée auprès des personnels. Quand on voit les difficultés qu’ont les communes à appliquer la réforme, et les usines à gaz qu’elle génère ‘au nom du bien-être de l’enfant’, on peine à voir où se situe ce bien-être. »

Le ministère de la Fonction publique n’envisage pas de revalorisation

Les organisations syndicales espèrent obtenir certains réponses lors d’une réunion prévue le 7 février avec Marylise Lebranchu, ministre de la Fonction publique. Mais celle-ci a laissé entendre qu’une revalorisation des salaires n’était pas envisageable, en raison des « contraintes budgétaires ». La ministre comprend que les fonctionnaires espèrent « une reconnaissance plus vite », mais elle les prévient : « Attention, on est sur le même bateau et si l’action publique était abîmée par des déficits publics trop forts, que nous perdions une part de souveraineté, vous seriez aussi en difficulté ».

1 commentaire sur "En images : manifestation de la fonction publique le 31 janvier à Paris"

  1. benoit  1 février 2013 à 9 h 29 min

    Un article intéressantSignaler un abus

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