Le syndicat Se-Unsa a réclamé hier à Vincent Peillon une revalorisation des salaires des professeurs des écoles, à hauteur d’une « indemnité de 100 euros mensuels ».

Une indemnité pour « combler la différence » entre primaire et secondaire

Suite aux déclarations du ministre de l’Education nationale évoquant un « rééquilibrage » entre les salaires des profs du 1er et du 2nd degré, le syndicat s’est dit « prêt à discuter de mesures financières permettant de combler cette différence ».

Le syndicat réclame des « signes tangibles du changement tant espéré », à l’heure où « la mise en œuvre chaotique de la réforme des rythmes scolaires cristallise l’exaspération des enseignants qui ont encaissé déconsidération professionnelle et dégradation économique pendant 5 ans ». Il a donc sollicité l’ouverture « d’indispensables discussions », au cours desquelles il prévoit de revendiquer « l’obtention d’une indemnité de 100 euros mensuels et d’un ratio d’accès à la hors-classe offrant enfin à toutes et à tous de réelles perspectives de carrière ».

La semaine dernière, Vincent Peillon avait envisagé de « rééqui­li­brer » les salaires entre pro­fes­seurs du 2nd degré et du primaire, qui « ont des condi­tions de rému­né­ra­tion […] qui par­fois ne sont pas l’équivalent de leurs col­lègues […] du secondaire ». Le ministre avait toutefois indiqué qu’il ne s’agira pas d' »une com­pen­sa­tion par rap­port à une dis­cus­sion » sur le retour de la semaine de 4,5 jours.