Les résultats des épreuves d’admissibilité du Capes sont tombés et ils ne sont pas bons. Dans deux disciplines, le nombre d’admissibles est inférieur au nombre de postes offerts : 108 candidats pour 200 postes en lettres classiques et 116 candidats pour 130 postes en éducation musicale. D’autres sont en difficulté : en mathé­ma­tiques, par exemple, 1 329 can­di­dats sont admis­sibles pour 1 210 places, et en lettres modernes, 1 155 pour 1 000 places.

Autrement dit, il y aura encore des postes non pourvus au Capes cette année. La crise du recrutement, qui frappe depuis quelques années le métier d’enseignant, n’est donc pas terminée. En 2012, 706 postes au total étaient restés vacants à l’issue du concours.

Vincent Peillon, qui doit recruter 60 000 enseignants sur le quinquennat, aura donc fort à faire pour redonner de l’attractivité au métier et tenir ses objectifs.

Pour cela, le ministre mise principalement sur la mise en place dès 2013 des Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation (Espé), et sur les 6 000 emplois d’avenir professeur destinés aux étudiants modestes préparant un concours de l’enseignement.

Pourtant, le syndicat des enseignants du secondaire Snes-FSU juge ces mesures insuffisantes. Dans un témoignage publié par Le Monde, Caroline Lechevallier, secrétaire nationale, estime qu' »une revalorisation salariale et une amélioration des conditions d’entrée dans le métier sont également nécessaires ».