Le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon va demander aux élus des communes mettant en oeuvre le retour de la semaine de 4,5 jours en primaire de ne pas faire payer les activités périscolaires organisées dans le cadre de la réforme.

Recommandations aux maires

« Je vais dire aux maires ‘Je vous recommande de ne pas faire payer les familles, autant que vous le pourrez' », a indiqué le ministre lors de ses voeux à la presse hier, appelant également les élus à veiller « à ce que les enfants bénéficient en majorité de ces activités péri-éducatives« .

« C’était un engagement », a souligné Vincent Peillon, promettant « d’essayer de faire que tous les enfants de France puissent avoir accès à des activités péri-éducatives ».

Le ministre a toutefois confié à l’AEF que l’on ne pouvait pas « contraindre les gens à faire les choses ». « Cela est rassurant quelque part, que nous ne soyons pas dans un pays où l’on contraint, a-t-il ajouté. J’en appelle de mon côté à l’intelligence collective » des élus.

250 millions d’euros pour financer les activités périscolaires

Le ministre a précisé qu’un fonds d’aide sera bien débloqué pour aider les communes appliquant la réforme à la rentrée 2013, d’un montant de « 250 millions, à ce stade ». Le ministre n’a pas confirmé l’information communiquée la semaine dernière par le recteur de Toulouse, selon qui ce montant pourrait atteindre 400 millions d’euros.

André Laignel, pre­mier vice-président délé­gué de l’Association des Maires de France (AMF), avait annoncé vendredi que les activités périscolaires ne seront « obli­ga­toires ni pour les enfants et les parents, ni pour les col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales », et que leur gra­tuité « dépen­dra des col­lec­ti­vi­tés locales« .

La réforme des rythmes scolaires au collège et lycée

Vincent Peillon a d’ores et déjà envisagé d’étendre sa réforme des rythmes scolaires à l’enseignement secondaire. « Nous n’avons pas encore réformé les rythmes au collège et au lycée. Il va falloir le faire », a-t-il affirmé, évoquant notamment des mesures sur « la pause méridienne au collège ». Selon le ministre, « 2015, pour relancer ce dossier, sera un bon moment ».