Dans un rapport remis en janvier au Premier ministre Jean-Marc Ayrault, le député de Meurthe-et-Moselle, Jean-Yves Le Déaut, propose que les étudiants à l’université puissent participer à la notation de leurs profs. Selon le député, il s’agit d’un bon moyen d' »améliorer la qualité de l’enseignement et d’augmenter leur poids dans les évolutions de carrière ».

En effet, actuellement, un enseignant-chercheur est essentiellement évalué sur son travail de recherche. Faire participer les élèves à la notation permettrait également de prendre en compte la qualité de son enseignement.

Evidemment, cette proposition n’est pas du goût de tous les professeurs. Certains craignent notamment que le dispositif favorise les enseignants les plus populaires ou ceux qui donnent les meilleures notes. D’autres estiment qu’il risque de mettre à mal l’autorité des enseignants sur leur classe.

La mesure figurait d’ailleurs déjà dans la réforme Bayrou de 1997 et dans la LRU, mais en raison de son caractère polémique, seules très peu d’universités l’appliquent effectivement.

Concernant la proposition de Jean-Yves Le Déaut, elle ne sera, quoi qu’il arrive, pas imposée, a assuré le ministère de l’Enseignement supérieur.