Vincent Peillon a évoqué ce mardi un rééquilibrage des salaires entre enseignants du secondaire et enseignants du primaire. Ces derniers perçoivent en effet, après 15 ans d’ancienneté, « 600 euros nets de moins que les ensei­gnants du secon­daire », d’après le Snuipp-FSU.

En revanche, le ministre a écarté toute idée de revalorisation financière des enseignants du premier degré liée à la réforme des rythmes scolaires. « Je n’y crois pas, dès lors que je ne demande pas qu’ils tra­vaillent davan­tage. Ce que je crois, c’est que les pro­fes­seurs des écoles ont des condi­tions de rému­né­ra­tion du tra­vail qui par­fois ne sont pas l’équivalent de leurs col­lègues, par exemple, du secon­daire », a-t-il indiqué. « Nous devons rééqui­li­brer » les salaires entre professeurs du pri­maire et du secon­daire, lors de dis­cus­sions « dans le temps », a-t-il indiqué, rappelant qu’il ne s’agira pas d' »une com­pen­sa­tion par rap­port à une dis­cus­sion qui est d’abord l’intérêt des élèves à temps de tra­vail constant ».

Un proche du ministre de l’Education nationale avait indiqué mi-janvier au Monde que Vincent Peillon pourrait « faire un effort » pour les pro­fes­seurs des écoles, qui « font très peu d’heures sup­plé­men­taires et n’ont pas autant d’indemnités que ceux du second degré ».